Rui Pinto, le lanceur d’alerte des Football Leaks, accuse le Portugal de vouloir tout saboter

Rui Pinto, le lanceur d’alerte des Football Leaks, accuse le Portugal de vouloir tout saboter
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Un lanceur d’alerte à l’origine du scandale des « Football Leaks », le Portugais Rui Pinto, accuse les autorités de son pays de réclamer son extradition depuis la Hongrie pour « saboter » les enquêtes menées avec son aide dans d’autres pays européens, dans un entretien diffusé vendredi.

«  Je collaborais déjà avec les autorités françaises, je commençais une nouvelle collaboration avec les autorités suisses, j’allais probablement en commencer d’autres au niveau européen et tout à coup le Portugal a tout saboté », déclare-t-il dans une interview à des médias européens appartenant au consortium qui a révélé les « Football Leaks », une vaste enquête sur les dessous du foot-business.

«  Je pense que le Portugal veut juste me réduire au silence et taire ce qu’il y a dans mon ordinateur. Ils ont peur que j’en sache trop », ajoute le jeune homme de 30 ans, qui s’exprime en anglais dans une vidéo diffusée par l’hebdomadaire portugais Expresso.

Refus d’être d’écrit comme un pirate informatique

Rui Pinto, qui refuse d’être décrit comme un pirate informatique, est actuellement assigné à résidence à Budapest en attendant que la justice hongroise décide de l’extrader ou pas vers le Portugal, où il est soupçonné de vol de données et de tentative d’extorsion.

Au lendemain de son arrestation, le 16 janvier, ses avocats l’ont présenté comme étant « un très important lanceur d’alerte européen » méritant d’être protégé en vertu de sa collaboration avec les autorités françaises et suisses.

La justice belge souhaite aussi avoir accès aux documents en possession du hacker portugais, a indiqué lundi le parquet fédéral belge confirmant des informations de presse.

 
 
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