Fonds libyens: l’avocat du prince Laurent juge l’attitude du gouvernement inexacte «en droit et en fait»

Fonds libyens: l’avocat du prince Laurent juge l’attitude du gouvernement inexacte «en droit et en fait»

Me Laurent Arnauts, qui défend les intérêts du prince Laurent dans le litige opposant son client à l’État libyen, a tenu à dénoncer vendredi soir, par voie de communiqué, la réaction du Premier ministre Charles Michel au courrier par lequel le frère du roi Philippe demandait fin janvier au gouvernement belge d’intervenir en sa faveur afin qu’une de ses ASBL, la GSDT, récupère l’argent qu’elle avait investi en Libye, en 2008.

>Fonds libyens : le prince Laurent « met en demeure » le Premier ministre dans une lettre

Le Premier ministre s’était retranché mercredi derrière l’état de droit et la séparation des pouvoirs pour justifier sa fin de non-recevoir à la demande princière d’intervention, une attitude qualifiée par Me Arnauts « d’inexacte en droit et en fait ».

Charles Michel répond au prince Laurent : « La loi est la même pour tout le monde »

Le pouvoir judiciaire s’est déjà, en effet, prononcé de façon définitive en 2014 par un arrêt de la cour d’appel rendu en faveur de GSDT, rappelle l’avocat du prince Laurent qui ajoute que «  l’exécution de cette décision judiciaire met en jeu uniquement les compétences du pouvoir exécutif. »

L’avocat conteste, enfin, toute velléité dans le chef de son client de se voir réserver un traitement de faveur.

« C’est exactement le contraire : il demande d’être traité à l’égal des autres citoyens, et que l’asbl qu’il a fondée soit soutenue comme les autres entreprises l’ont été (avec succès) à l’égard de l’État libyen », conclut l’homme de loi.

 
 
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