Bruno Venanzi, président du Standard: «Si le départ de Christian Luyindama était intervenu après Bruges, les réactions auraient sans doute été différentes»

Bruno Venanzi, président du Standard: «Si le départ de Christian Luyindama était intervenu après Bruges, les réactions auraient sans doute été différentes»
Photo News

Le mercato hivernal clos, l’heure est désormais aux bilans. Le président n’a pas échappé à cette tradition et a livré ses analyses à Kevin Sauvage, confrère de la DH. Une semaine après les déclarations impitoyables de Lucien D’Onofrio à son encontre, il a dressé un portrait positif de son club, tant sur les plans financiers que sur la gestion sportive de l’effectif liégeois.

Plusieurs critères pour fixer un prix

Le président du matricule 16 fait connaître sa façon de fixer le prix d’un joueur : « Avec le staff sportif et Olivier Renard, on a une méthodologie qui consiste à déterminer, ensemble, pour chaque joueur et en fonction des possibilités de remplacement en interne, des qualités du joueur et d’autres critères, une fourchette de prix qui évolue au fil de l’année. (…) Le prix fluctuera en fonction de la présence, ou non, de solutions de repli dans le vestiaire. » Et de préciser que « dans le cas de Luyindama, un autre facteur était à prendre en compte : le choix du joueur  ».

Gestion sportive

Par ailleurs, le président du Standard se défend d’avoir déforcé le noyau : « Des solutions sont présentes dans le noyau pour pallier ce départ. ». Il n’a d’ailleurs pas l’intention de remplacer l’international congolais : « Nous avions suffisamment de défenseurs centraux pour en laisser partir un sans devoir recruter un nouveau. Nous avons deux gauchers, Kosanovic et Laifis, que Michel (NDLR : Preud’homme) apprécie énormément. ». Venanzi explique d’ailleurs qu’en cas d’offre intéressante pour Milos Kosanovic, la direction aurait peut-être pu envisager un départ.

Et il revient sur les critiques de certains supporters déçus d’avoir vu partir leur défenseur vedette : « Une partie des supporters se dira qu’après son excellent match à l’Antwerp, c’est se tirer une balle dans le pied de le laisser partir mais si ce départ était intervenu après le déplacement à Bruges, les réactions auraient sans doute été différentes… ». En effet, Luyindama avait été loin d’être impérial lors de cette rencontre, impliqué dans les trois buts encaissés par son équipe.

Pas plus qu’un cadre

Si le Standard a perdu un de ses piliers défensifs, d’autres joueurs clés auraient pu également quitter le club dix fois champion de Belgique. L’homme d’affaires liégeois explique avoir cherché à maintenir une stabilité dans l’équipe : « On a su convaincre plusieurs joueurs de rester et ce, malgré de grosses offres même de pays exotique. On veut progresser lentement et pour ce faire, il faut une stabilité dans l’équipe. C’est pourquoi, en janvier, on avait dit qu’un cadre pouvait partir, mais pas deux. »

Gestion financière

Toujours concernant Christian Luyindama, Bruno Venanzi se justifie : « Il est évident que nous avons des garanties quant au paiement, d’ailleurs, nous avons reçu les trois millions d’euros du prêt. C’était une condition sine qua non. Et nous avons également des garanties pour la suite. Autrement dit, nous sommes gagnants  ».

De façon plus générale, le président estime que « la valeur du noyau d’aujourd’hui est trois fois plus importante qu’il y a trois ans. (…) Financièrement, on est à l’équilibre ».

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
  • ©News

    Par Rocco Minelli

    Angleterre

    Tottenham a osé José Mourinho pour remplacer Mauricio Pochettino

  • belgaimage-154184085-full

    Par GUILLAUME RAEDTS

    Anderlecht

    Anderlecht: la patience d’Edo Kayembe paye enfin

  • Bruno Venanzi présente le maillot des U21 des Rouches désormais sponsorisé par «
Sar Union
», un partenaire chinois.

    Par G.G.

    Standard

    Le Standard a trouvé sa place en Chine

 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Gordon Sondland, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, a confirmé dans sa déclaration préliminaire avoir imposé un «
quiproquo (donnant donnant)
» aux autorités ukrainiennes, sur ordre exprès du président américain.

    Destitution: Gordon Sondland, un témoignage catastrophique pour Trump

  2. Un patient infecté qui suit correctement son traitement peut en effet devenir «indétectable» et ne plus représenter de danger d’infection.

    Sida: comment gagner la bataille de la bithérapie

  3. belgaimage-140898853-full

    Les tweets prolétariens du Vlaams Belang

La chronique
  • Les tweets prolétariens du Vlaams Belang

    Les médias sociaux sont de toutes les époques. C’est une des conclusions d’un livre remarquable du professeur d’histoire, Maarten Van Ginderachter, de l’université d’Anvers. Dans son ouvrage The everyday nationalism of workers (Le nationalisme quotidien des travailleurs), il explique que le quotidien socialiste gantois Vooruit avait lancé à la fin du dix-neuvième siècle un « denier de la lutte », une liste d’abonnements pour soutenir la presse socialiste. Ce qui est intéressant à propos de ces listes, c’est que les donateurs pouvaient compléter leur don par une brève déclaration, généralement des messages courts ou 1 à 5 lignes dans un langage très familier. Ces déclarations étaient publiées dans une section séparée, et dans le Vooruit. Elles représentèrent rapidement jusqu’à un quart de l’espace total de la copie, publiée au moins deux fois par semaine, contenant à chaque fois plusieurs dizaines de déclarations.

    Une propagande efficace...

    Lire la suite

  • Colonies israéliennes: Trump s’assied sur le droit international

    Donald Trump aime créer la surprise. Lundi soir, il a cependant laissé à son fidèle secrétaire d’État Mike Pompeo le soin d’annoncer urbi et orbi que les États-Unis, soudain, changeaient d’avis sur la question des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés. Désormais, l’administration américaine estime que ces colonies ne sont pas, ou plus, contraires au droit international. Le tableau pourrait presque faire sourire : un milliardaire devenu président de la plus grande puissance au monde se lève un beau matin, et décide...

    Lire la suite