Basket: le Spirou s’est fait plaisir à Malines (77-87)

Ford et Charleroi se sont relancés ce samedi soir.
Ford et Charleroi se sont relancés ce samedi soir. - BELGA

Cinq défaites de rang, dont la douloureuse élimination en Coupe contre Ostende qui a provoqué une énième remise en question. Un joueur majeur, Linhart, « viré » lundi (il s’est engagé le lendemain à Bonn) et pas encore remplacé. Plus de pivot spécifique, Katic et Hunt étant blessés… Avouez que le déplacement de Charleroi au Winketkaai s’annonçait délicat. Mais les Spirous l’ont géré avec sérieux, renouant avec la victoire après plus d’un mois de disette et avec le plaisir de marquer facilement grâce à la complaisance d’un hôte qui avait surpris les Carolos au Spiroudôme, mais sur un malentendu tant ces Kangoeroes jouent en dilettante et n’affichent toujours pas l‘intensité requise pour revendiquer un succès construit.

Ford a allumé la mèche

Le piège contre ces tireurs à trois points les plus gourmands de la Ligue, mais parmi les moins intransigeants dès lors que leur style se limite à dégainer à la moindre fenêtre de tir, c’est de répondre à leur attaque à tous crins avec la même précipitation.

Et pourtant, les Spirous ont sauté gaiement les deux pieds dedans : 22 tirs à distance tentés à la mi-temps, pour 17 à deux points ! Ford avait allumé la mèche en inscrivant 15 unités dès le quart-temps. Et comme la défense reste un concept étranger aux Kangoeroes et que la direction carolo a demandé au coach de fluidifier le jeu, les Carolos n’ont pas retenu leur plaisir de pouvoir courir aussi librement qu’au temps de Brian Lynch. Le paradoxe, c’est que ce parti pris a priori très risqué les avait installés facilement aux commandes : 40-45 à la pause.

À chaque fois que le pivot malinois Olah était servi à bon escient, Charleroi n’avait pas la taille pour l’arrêter. Mais Malines ne parvenait pas à brider son tempérament fougueux et comme ses attaques manquaient de discernement, son repli n’avait été que de façade au fil de cette première mi-temps trop déliée pour ne pas susciter un durcissement. Il intervenait à la reprise, seul Creppy échappant encore à la vigilance accrue des Spirous. Muselés au périmètre, les Kangoeroes tentaient d’attaquer le cercle. Mais ils ne jouaient pas avec la détermination exigée pour gagner et, le cap des 10 points d’écart franchi à 53-65, Charleroi ne devait plus se méfier que de lui-même et s’est remis sur les rails du succès.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Song Ji Won, une machine de guerre. En plus, elle a l’air de s’amuser, ce qui donne à l’ensemble un aspect réjouissant
!

    Reine Elisabeth: Ji Won Song, la force de la simplicité

  2. Chaussée d’Ixelles à Bruxelles, piétons, vélos et bus cohabitent dans un espace semi-piétonnier. © Bruno Dalimonte.

    Les programmes à la loupe: mobilité, gros sous et belles promesses

  3. La cour et les jurés ont fait une véritable plongée dans la misère d’une famille carencée.

    Valentin Vermeesch a passé sa courte vie à essayer d’être aimé

Chroniques
  • Les enjeux du tirage au sort de citoyens

    L’idée d’instituer des parlements de citoyens tirés au sort a gagné du terrain, au point d’être reprise à des degrés divers par la plupart des partis politiques. Des listes «citoyennes» en font même un élément central de leur programme, tandis que des intellectuels au départ réticents se disent à présent favorables à ce procédé. Les sondages d’opinion, eux, montrent que la population est plus hésitante, mais il est hors de doute que l’idée a le vent en poupe.

    Il importe d’autant plus d’en clarifier le sens. On présente généralement le tirage au sort comme un moyen d’impliquer les citoyens dans la vie démocratique, de leur permettre de participer davantage à la prise de décision, et on le range souvent du côté de la démocratie directe, comme une alternative à la démocratie représentative.

    ...

    Lire la suite

  • Personne ne devrait souhaiter une guerre avec l’Iran

    Des bruits de bottes dans le Golfe ? L’expression a presque trente ans et, pourtant, elle conserve plus que jamais sa pertinence. On dira pour le moment « guerre des mots » ou « guerre froide ». La dernière crise, due au zèle une fois encore intempestif de Donald Trump, concerne évidemment l’Iran des ayatollahs. Après des années d’âpres négociations, ce pays avait signé en 2015 un accord international sur le contrôle de ses activités...

    Lire la suite