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Les Bruxellois invités à installer un détecteur de particules fines chez eux

Les citoyens sont invités à mesurer la qualité de l’air.

Journaliste au service Société Temps de lecture: 2 min

Une nouvelle campagne de mesure de la pollution à Bruxelles se prépare. A côté des stations de mesures officielles, de plus en plus d’habitants participent à des opérations de « science citoyenne collaborative » par le biais desquelles ils deviennent eux-mêmes des points de mesure mais aussi des ambassadeurs de la lutte contre la pollution. Ce lundi, le mouvement Bruxsel’Air invite les Bruxellois et Bruxelloise à se manifester afin d’installer chez lui/elle un détecteur de particules fines (PM2.5).

Trop peu de mesures

Ce dernier sera connecté à une carte en ligne et permettra de visualiser en temps réel (une mesure toutes les deux secondes et demie) la qualité de l’air sur place. Toutes les données centralisées permettront de dresser une carte de la Région bruxelloise, explique Pierre Dornier, membre du mouvement. A Bruxelles, il n’y a que six stations qui mesurent les concentrations dans l’air en particules fines PM10 et cinq qui contrôlent les PM2.5, rappelle Bruxsel’Air. « Pour une ville de 160km2 et de plus d’un million d’habitants, c’est peu ».

Par ailleurs, estime Dornier, ces données sont également difficiles à trouver pour le grand public. Les stations individuelles seront installées progressivement et les résultats suivront la cadence. « Fin février, nous disposerons des premiers chiffres », affirme Dornier. Bruxsel’Air vise 500 points de mesure d’ici la fin du mois de mai. « L’opération est non seulement l’occasion d’obtenir des données, mais elle contribuera également à mettre un peu de pression sur les partis politiques bruxellois, dit-il. Ce sera un peu comme une pétition. Si en trois mois, tous les détecteurs sont partis, cela prouvera l’intérêt et la préoccupation de la population pour cette problématique ».

A Bruxelles, rappelle l’organisation, des centaines de personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l’air. L’initiative de BruxselAir n’est pas isolée. Du côté flamand, l’opération CurieuzeNeuzen avait mobilisé des milliers de Flamands dans une opération de mesure de la pollution au dioxyde d’azote. En août et septembre dernier, Greenpeace a récemment mené une opération similaire de mesure des concentrations de dioxyde d’azote dans une série de rues en Wallonie. En 2017, la même organisation avait réalisé, lors de l’opération « Mon air, mon école », des mesures de la qualité de l’air dans et autour de 222 écoles du pays

www.bruxselair.org

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6 Commentaires

  • Posté par Francart Eric, lundi 4 février 2019, 11:30

    Il serait intéressant de comparer les mesures faites à Bruxelles (Anvers, Liège...) avec des villes comme Skopje, Sofia, Belgrade, Athènes... réputées comme les plus polluées d'Europe (voir du monde...) et même Beyrouth, Pékin, Tokyo qui n'ont pas besoin de faire de leur pub sur la pollution de l'air.

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