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Bulle photovoltaïque wallonne: à qui la faute?

Sur Bel RTL, le bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt (Défi), s’en est pris au co-président d’Ecolo, Jean-Marc Nollet, l’accusant d’être responsable du fiasco photovoltaïque wallon. D’autres rejettent la faute sur André Antoine. Et si les torts étaient partagés ?

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Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 9 min

Jean-Marc Nollet, co-président d’Ecolo, finira par avoir l’habitude. Dès qu’il s’offre un peu de visibilité médiatique, il y a toujours un opposant politique pour l’allumer, en ressortant le dossier photovoltaïque wallon. Ce matin, c’est la tête de liste Défi à la Région bruxelloise, Bernard Clerfayt, qui a taclé l’ancien ministre wallon de l’Energie. Sur Bel RTL, Bernard Clerfayt accuse  : « Monsieur Nollet, qui donne maintenant des leçons à tout le monde, est quand même le père de la bulle photovoltaïque en Région wallonne ». Ajoutant que « lorsque les Ecolos étaient au pouvoir, cela n’a pas toujours été une réussite ».

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20 Commentaires

  • Posté par delpierre bernard, mardi 5 février 2019, 15:54

    Dans le panier des avantages irréfléchis accordés à ceux qui ont franchi la pas en plaçant des panneaux, il n'était nulle part question de les exonérer des charges d'utilisation du réseau que ce soit dans un sens ou dans l'autre; si le gouvernement devait donc faire passer un texte en ce sens, il irait à l'encontre de la jurisprudence de la Cour de justice européenne en faisant porter uniquement sur les utilisateurs passifs et obligés le poids supplémentaire des charges engendrées par l'utilisation du réseau dans le sens actif par les détenteurs de panneaux... au détriment donc des principes d'équité et de proportionnalité.

  • Posté par Ancion Eric, mardi 5 février 2019, 13:37

    Ne pleurons pas sur le lait répandu. Mais il faut absolument s'opposer à la volonté de ce ministre de vouloir en remettre une couche en ex sentant les propriétaires de panneaux de la taxe sur l'utilisation du réseau. Comment peut-on engendrer une telle ânerie?

  • Posté par SERVAIS Jean-Paul, lundi 4 février 2019, 21:46

    Après les faits, mon opinion : l'idée de base était bonne et nécessaire, même si on pouvait "mieux faire", Mr Antoine (il fallait bien rencontrer les objectifs européens d'une manière volontariste), mais la mise en application brutale et irresponsable de Mr Nollet a été catastrophique et a discrédité pour des années tout projet de transition énergétique, aussi bien politiquement, que chez les usagers, et que chez les acteurs professionnel de la filière verte. A vous tout seul, Mr Nollet, vous avez fait perdre 10 ans à la Wallonie, et vous osez continuer à monter vos petits camarades du doigt ! Et vous osez MENER ECOLO AUX ELECTIONS ?!? pas seulement surréaliste : suicidaire de la part d'Ecolo ! Votre extrémisme irréfléchi, votre amateurisme irresponsable ont fait tellement de dégâts qu'il a fallu les marches vertes de ces dernières semaines pour que le politique belge ose recommencer à parler de transition énergétique. D'avantage pour esquiver et se renvoyer la balle, ce que vous faites si bien, que pour trouver des solutions sensées. Comme Mme Marghem qui félicite les gilets verts le dimanche, et s'envole voter NON en Pologne le mardi. Surréaliste. Mme Marghem en Pologne, Mr Nollet Président d'Ecolo : déjà 2 lauréats en vue aux Magrittes de la transition énergétique 2019. Enfin, de leur côté, Electrabel, les intercommunales et consort ont discrètement tiré leur épingle du jeu. Mais ça, curieusement, on n'en parle jamais.

  • Posté par SERVAIS Jean-Paul, lundi 4 février 2019, 21:28

    Excellent article, enfin, mais il faut ajouter : 1 : Que l'on a poussé les gens à investir des milliards sur des toits non-isolés. Sachant que des panneaux PV font économiser +/- 50 % de la consommation électrique d'une habitation (+/- 10% du total énergétique), soit 5 % de la consommation totale d'une maison pour un investissement lourd. Sachant d'autre part que +/- la moitié du parc immobilier wallon n'a pas son toit isolé, que l'isolation du toit coûte quelques Euro au m², que cela fait économiser 25 % des 90 % que représente le chauffage, soit +/- 20 % de la consommation pour beaucoup moins cher. Mais Mr Antoine n'a pas obligé à isoler les toits (-20%, pas cher) avant d'accorder des primes pour installer les panneaux (-5%, très cher). C'est ce qui s'appelle mettre la charrue avant les boeufs, Mr Antoine. Vous auriez dû d'abord pousser l'isolation : le kWh le moins cher et le moins polluant, c'est celui qu'on ne consomme pas. 2 : Après lui, Mr Nollet ne pouvait pas ignorer qu'au même moment, on installait le PV à 2.5 € le Wc en Allemagne, et qu'il était impossible d'installer à moins de 4.5 € le Wc en Belgique, soit près du double du prix. Ce qui me fait dire que ce ne sont pas les gens qui ont investi dans des panneaux solaires qui se sont mis les 2.5 Milliards d'€ en poche, mais les installateurs..... dont le personnel s'est retrouvé au chômage du jour au lendemain, suite aux grands coups de barre de Mr Nollet. 3. Enfin, l'article évite de mentionner que le Gouvernement Wallon contrôlait le marché et donc le prix du certificat vert, en ceci que le GW pouvait fixer le pourcentage d'électricité verte que les producteurs étaient obligés de fournir globalement. Les CV étaient (bien) conçus comme une bourse d'échange entre les producteurs de vert et les fournisseurs, le prix du CV suivant la loi de l'offre et de la demande, sous l'autorité de la Région. En augmentant simplement le ratio, les producteurs aurait été obligés d'acheter les certificats verts, et non Elia (et donc la RW ) quand les prix étaient sous les 65€ promis par la Région. Mais c'était sans compter le pouvoir de persuasion d'Electrabel et des intercommunales de distribution sur le Gouvernement Wallon: le mécanisme n'a pas été utilisé comme il aurait dû (et pu) l'être. Ce sont donc les contribuables qui trinquent aujourd'hui à la place des producteurs... ou des politiques.

  • Posté par Deckers Björn, lundi 4 février 2019, 21:13

    Tout d'abord, bien heureux de lire (je l'appelais parfois de mes voeux) un article qui vienne remettre les responsabilités partagées de ce dérapage à leur place. Ces dernières années, on a souvent vu surtout le MR accuser uniquement Ecolo (comme ici encore dernièrement Mme Marghem), alors que l'article le rapporte très bien, le Cdh Antoine porte une double et lourde responsabilité première (Décupler les CV et forcer dans le texte le remboursement de ceux ci à 65 euros), c'est lui qui a lancé le train fou et Jean-Marc Nollet s'est pris les pied dans le tapis quand il s'agissait de l'arrêter. Il était temps et utile de venir rappeler que M. Antoine était toujours au gouvernement wallon quand il a fallu éteindre SON incendie. Pour le reste, l'histoire ne manque pas de sel, ce ne sont pas vraiment les ménages qui ont pu acheter du photovoltaïque à l'époque qui sont le plus à plaindre, mais tous les autres payeront. Et même quand on décide (gouvernement wallon actuel MR-Cdh) de faire participer les possesseurs de panneaux photovoltaïque au financement du réseau (ils ne consomment pas que leurs productions mais en remettent dans le réseau à certaines heures et en reprennent à d'autres moment), il faut encore immuniser les propriétaires de la bulle photovoltaïque. Que tous le monde le sache, le MR et le Cdh (si ce texte passe en l'état, ajoutera encore une note à votre facture d'électricité. A votre bon coeur, M'ssieurs, dames,

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