Marche des jeunes pour le climat: la ministre flamande Schauvliege dénonce «des manipulations», puis se rétracte

Joke Schauvliege © Belga
Joke Schauvliege © Belga

La ministre flamande de l’Environnement a affirmé, au cours d’une réunion avec l’ABS, un syndicat agricole flamand, que les manifestations des jeunes pour le climat étaient « manipulées » et que la Sûreté de l’État lui en avait apporté la preuve, évoquant même « un complot ». Des propos que la ministre a retirés, ce mardi, admettant qu’elle était allée « trop loin ».

Joke Schauvliege s’est rétractée et a présenté ses excuses tout en reconnaissant que la Sûreté de l’État ne l’avait pas contactée.

« Je suis allée trop loin dans mon discours », s’est justifiée sur Twitter la ministre régionale et dans l’émission De Ochtend sur Radio 1.

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Des mensonges ou pas

« Ce discours n’est pas correct. Ces dernières semaines, j’ai peu dormi et je me suis laissée envahir par la frustration. Je suis un être humain et je peux me tromper », déclare-t-elle en admettant ne pas avoir eu de contact avec la Sûreté de l’État.

« Mais je n’ai pas menti. Je suis allée trop loin », ajoute-t-elle dans la foulée.

« C’est dommage que ces propos aient été tenus mais je peux présenter un beau palmarès en matière de climat et je voudrais poursuivre mon travail », estime encore la ministre qui a eu un entretien sur le sujet avec son président de parti, Wouter Beke. « Il trouve également dommage que ce discours ait eu lieu », selon Joke Schauvliege.

« Les propos de la ministre de l’Environnement sur les manifestations pour le climat et la Sûreté de l’État sont malheureux mais c’est bien qu’elle se soit excusée », a de son côté réagi le ministre-président flamand Geert Bourgeois.

Quant à Anuna De Wever, l’étudiante à l’origine des « jeudis pour le climat », elle a assuré vouloir continuer à travailler avec la ministre, « malgré ses mensonges », afin de définir une politique climatique plus ambitieuse.

 
 
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