Un Bruxellois retrouvé vivant 20 ans après sa disparition: il ne souhaite pas que sa nouvelle identité soit révélée

© Belga
© Belga

Simon Lembi, qui avait disparu en 1999 à l’âge de 14 ans, a été retrouvé sain et sauf. Il avait en réalité fui une situation familiale difficile en Belgique. L’homme de 33 ans possède désormais une autre identité, a indiqué le parquet de Bruxelles mercredi en fin de matinée. Par respect pour la vie privée de celui-ci, aucune information n’a été dévoilée sur sa nouvelle vie.

C’est sur base du témoignage d’un proche de Simon Lembi que ce dernier a pu être retrouvé. En novembre dernier, l’enquête a été relancée grâce à ce témoignage.

Sa mère a tenté de le retrouver, sans l’aide de personne

Une personne proche de lui a fait le lien entre celui qu’elle connaît aujourd’hui et le garçon de 14 ans disparu en 1999 sous le nom de Simon Lembi. Un nouveau portrait de ce dernier a été réalisé et l’homme a pu être localisé.

«Au mois de novembre 2018, la cellule des personnes disparues de la police fédérale a été contactée par une personne qui indique être un proche de Simon Lembi, que celui-ci vivrait sous une autre identité à l’étranger. Différents devoirs d’enquête ont donc été menés de concert par la cellule des personnes disparues de la police fédérale et les policiers de la zone de police Bruxelles-Midi afin d’effectuer les vérifications utiles (comparaison de portrait, date et lieu de naissance, etc.). Dans la mesure où ces devoirs ont été concluants, les enquêteurs ont auditionné l’intéressé qui a admis être effectivement Simon Lembi», ont expliqué Denis Goeman et Ine Van Wymeersch, porte-parole du parquet de Bruxelles.

Des questions sans réponse

Comment l’adolescent a-t-il pu quitter la Belgique en étant mineur? Où a-t-il ensuite débuté une nouvelle vie? Ces questions sont actuellement sans réponse. Le parquet de Bruxelles n’a rien communiqué à ce propos par respect pour la vie privée de l’homme retrouvé.

«Il explique avoir disparu volontairement à la fin de l’année 1999, de sa propre initiative dans la mesure où le climat familial ne lui convenait pas. Vingt ans plus tard, il souhaite que ni son identité actuelle ni l’endroit où il réside ne soient révélés. Il s’agit du respect qui est dû à sa vie privée. Nous pouvons néanmoins indiquer qu’il est actuellement en bonne santé et que sa famille en Belgique a été avertie de la résolution positive du dossier», ont précisé les porte-parole.

Ceux-ci ont rappelé qu’un dossier de disparition n’est jamais clôturé. «Il y a donc toujours un espoir d’aboutir», a affirmé Denis Goeman. Il existe encore six dossiers de disparition de mineurs datant d’avant 2000 qui ne sont pas résolus.

Simon Lembi était arrivé d’Angola en Belgique, avec sa famille, une dizaine de jours seulement avant sa disparition, en 1999. Sa mère s’était installée, avec ses trois enfants dont Simon était l’aîné, dans un logement social près de la Barrière de Saint-Gilles.

Le vendredi 12 novembre 1999 vers 17h00, celui-ci avait insisté auprès de sa mère pour aller regarder la télévision dans le seul endroit qu’il connaissait à proximité de leur logement, un centre d’accueil situé rue de Parme.

Le jeune homme s’y était rendu et n’était jamais revenu.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. RTS325FA

    Le coronavirus en 15 questions

  2. Ce lundi, le Roi a reçu Maxime Prévot (CDH), Meyrem Almaci (Groen) puis Bart De Wever (N-VA). © Belga.

    Négociations fédérales: l’option des gouvernements «Canada dry»

  3. Ne pas consulter le médecin ou le dentiste peut conduire à un surcoût, pour le patient comme pour le système de soins de santé.

    Un Belge sur 20 ne va pas chez le médecin et se met en danger

La chronique
  • Du triomphe des Verts à l’écologie comme religion

    Top là !… Les écologistes autrichiens n’ont pas longtemps hésité avant de signer un accord de gouvernement avec la droite très conservatrice autrichienne.

    Les « Grünen » allemands s’apprêtent à les imiter.

    Trois semaines plus tard, à Paris, l’extrême gauche écolo-anarchisante d’« Extinction-Rebellion » s’attaquait à des succursales bancaires et dégradait, après les avoir envahis, les locaux de la société financière BlackRock.

    Entre les deux événements, c’est le centrisme macronien qui décidait de se repeindre en vert. En vert cru.

    Il existe également un écologisme d’extrême droite, rappelait opportunément Le Figaro  : l’immigration désignée comme une pollution. La ruralité opposée à la ville corruptrice, retour à la terre. Le refus de la PMA ou de la GPA assimilé à un refus des OGM. Contre l’atteinte à l’intégrité de la nature, contre...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: la Belgique en plein «catch 22»

    Le catch 22 est une situation paradoxale à laquelle un individu ne peut échapper en raison de règles ou de limitations contradictoires. Le terme a été inventé par Joseph Heller qui l’a utilisé dans son roman « 1961 Catch 22 », se référant à une règle de l’Air Force selon laquelle un pilote qui continue à mener des combats aériens sans demander d’être relevé est considéré comme fou, mais est jugé assez sain d’esprit pour continuer à voler dès lors qu’il fait cette requête. On pourrait aussi parler de solution kafkaïenne où...

    Lire la suite