Sexisme: un essai pédagogique sur les insultes faites aux femmes reçoit les honneurs parlementaires

© Frédérique Mahy
© Frédérique Mahy

La linguiste Laurence Rosier a reçu mercredi le prix de l’enseignement et de l’éducation permanente du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles pour son livre « De l’insulte… aux femmes », qui décortique de quelle façon les femmes ont été et sont toujours une cible privilégiée des insultes.

« Forte de son engagement féministe et de sa méthodologie professionnelle, Laurence Rosier montre combien ce processus n’est pas innocent et les conséquences qu’il peut avoir sur la construction de la pensée », selon l’assemblée, qui remet tous les deux ans ce prix d’un montant de 5.000 euros.

L’édition 2018 du prix mettait l’accent sur la thématique de l’égalité entre les femmes et les hommes et les droits des femmes.

Née en 1967, Laurence Rosier est professeure de linguistique, d’analyse du discours et de didactique à l’Université Libre de Bruxelles (ULB). Elle est autrice et co-autrice d’ouvrages sur la langue française, la citation, la ponctuation, l’insulte. Elle a aussi été commissaire de l’exposition « Salope et autres noms d’oiselles » (Bruxelles et Paris) et a organisé « L’Expo Porno » à l’ULB.

Un jury de spécialistes et de politiques

Une cinquantaine d’ouvrages avaient été reçus pour le Prix. Les deux autres finalistes étaient « Femmes et hommes dans l’histoire, un passé commun », du collectif 100 % féminin (Claudine Marissal, Eliane Gubin, Anne Morelli et Catherine Jacques) et «  À la conquête de nos droits. Une histoire plurielle des luttes en Belgique », de l’Institut d’Histoire ouvrière, économique et sociale.

Le jury était composé de spécialistes de l’édition, de l’enseignement et de députés.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. d-20191203-3XK945 2019-12-03 10:58:52

    Enseignement: regarder Pisa avec les lunettes de l’optimiste

  2. d-20191008-3WJ5PV 2019-10-08 12:36:39

    Climat: le transport maritime pèse autant que nos voitures

  3. ©News

    Les bulletins des Mauves face au Sporting de Charleroi: une défense inspirée, une attaque patraque

La chronique
  • Dans la hotte de saint Nicolas :{couques}, {nicnacs} et {spéculoos}

    Pour nombre d’entre nous, le 6 décembre fait revivre des souvenirs dont l’évocation suffit à nous convaincre que les enfants sages d’antan étaient bien différents de ceux d’aujourd’hui. Pourtant, même si le contenu de la hotte du grand saint a bien changé, il recèle quelques indémodables qui suscitent chez petits et grands un même élan de gratitude vis-à-vis de ce mystérieux visiteur à qui l’on pardonne bien volontiers son intrusion d’un soir. Dans le sillage de celui-ci, cette chronique vous offre quelques friandises linguistiques qui ont bravé les décennies, tout comme les réalités qu’elles désignent.

    Une couque de Dinant, pas de Reims

    Pas de hotte de saint Nicolas sans couque, gourmandise lexicographique de solide consistance. Une couque bien différente de ces pâtisseries à base de pâte briochée que sont, en Belgique, la couque suisse et la couque au beurre (avec ses déclinaisons aux raisins et au chocolat). Il s’agit d’un pain d’épices à pâte très ferme, ce qui...

    Lire la suite

  • Question à la N-VA: pourquoi se rendre détestable?

    Stop Khattabi » en lettres capitales noires sur fond jaune, avec pour suivre « Pas d’activiste qui puisse contrecarrer les décisions de justice à la Cour constitutionnelle ». Le tout à côté du visage de l’ex-coprésidente d’Ecolo, érigée par la N-VA en ennemie publique numéro un.

    Cette campagne « ad feminam » sur Twitter est pour commencer totalement déplacée alors qu’il existe un Parlement pour...

    Lire la suite