Les prêts hypothécaires à taux variable ont doublé en an chez BNP Paribas Fortis

Les prêts hypothécaires à taux variable ont doublé en an chez BNP Paribas Fortis

La proportion de prêts hypothécaires à taux variable a doublé l’année dernière chez BNP Paribas Fortis, a indiqué la banque jeudi lors de son bilan annuel sur la situation du marché belge. En 2018, 31 % des emprunteurs ont privilégié cette formule, contre 15 % en 2017. Parmi les crédits à taux fixe (69 % du total), le prêt sur 16 à 20 ans reste le plus populaire.

Des taux historiquement bas

BNP Paribas Fortis, qui représente environ 25 % du marché, explique cette progression des prêts hypothécaires à taux variable par des taux d’intérêt historiquement bas pour l’achat d’un logement en Belgique. Pour les prêts à taux variable, le taux d’intérêt est par ailleurs plus avantageux en début de remboursement et ne peut que doubler au maximum.

Parmi les formules de crédits hypothécaires, le prêt à taux fixe sur 16 à 20 ans a représenté 22 % du total en 2018, devant le prêt à taux variable sur 5 ans (18 %).

Le marché hypothécaire belge a battu son record pour la cinquième année consécutive en 2018 avec plus de 34 milliards de prêts immobiliers (hors refinancements), soit une hausse de 9,5 % en un an, selon l’Union professionnelle du crédit (UPC). Le nombre de transactions immobilières a lui grimpé de 4,5 % pour atteindre 341.170 unités.

Une lente remontée des taux

En 2019, la banque s’attend toutefois à une remontée des taux d’emprunt « à un rythme très lent » ainsi qu’à une pression à la hausse sur les prix de l’immobilier. « Les taux d’intérêt ont atteint un plancher depuis quelques années », confirme Sébastien Degand, responsable des crédits hypothécaires. « Si cette reprise survient, elle devrait être modérée, soit entre 20 et 50 points de base pour les taux à 10 ans. »

BNP Paribas Fortis a également constaté l’année dernière une nouvelle hausse du nombre de crédits accordés aux personnes de plus de 55 ans. « Cela peut s’expliquer par leur désintéressement pour des placements qui ne rapportent pas assez, ils se tournent alors vers la brique », ajoute Sébastien Degand. Les « baby boomers » représentent 10 % des crédits de la banque en 2018, contre 25 % pour les moins de 30 ans.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Une bande de six olibrius aussi dingues qu’étranges débarquait, au soir du 5 octobre 1969, dans la petite lucarne des chaumières d’outre-Manche.

    Les Monty Python ont cinquante ans

  2. Outre le paiement de factures, le Fonds a également un objectif de prévention, en aidant les ménages précarisés à mieux gérer leur consommation.

    Le Fonds Gaz et Electricité a besoin de 30 millions de plus par an

  3. Les travailleurs étrangers sont peu représentés dans le secteur non-marchand (9,1
%) et représentent onze indépendants sur cent en Belgique.

    En cinq ans, le nombre de travailleurs étrangers a augmenté de 13,6%

La chronique
  • France: la fin programmée des Républicains

    Par Xavier Mabille d’abord, par mes lectures aussi, j’ai été vacciné contre la tentation de faire des pronostics. Comme Descartes, l’Histoire s’avance masquée, et l’on a toutes les chances d’être démenti si l’on prétend savoir de quel enfant elle accouchera. Pourtant, je ne résiste pas au plaisir de tirer une prédiction d’un livre dont j’achève la lecture, et dont l’auteur, plus rigoureux que moi, s’abstient, lui, de se projeter dans l’avenir. Je veux parler de L’archipel français, de Jérôme Fourquet, qui me conduit à faire ce pari : dans 20 ans, le parti des Républicains, en France, aura disparu, ou ne sera plus qu’une chapelle insignifiante comme l’est aujourd’hui la formation centriste UDI.

    ...

    Lire la suite

  • Dutroux: le TAP n’est pas un guichet de sortie automatique

    Les craintes ravivées d’une libération conditionnelle de Marc Dutroux, même si elles sont infondées, témoignent que le pays demeure, 23 ans après son arrestation, sous la sujétion du psychopathe de Marcinelle qui figure dans les consciences comme l’incarnation du mal.

    La demande de la désignation d’un collège de cinq experts psychiatres que porteront jeudi devant le Tribunal de l’application des peines (TAP) ses deux avocats, n’est qu’une « étape technique » à l’issue incertaine et qui ne...

    Lire la suite