Main arrachée d’un gilet jaune à Paris: le père de la victime raconte sa version des faits

Photo d’illustration @ Le Soir
Photo d’illustration @ Le Soir

Lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes samedi, un homme a eu la main arrachée par une grenade lancée par des gendarmes au cours d’une scène de vives tensions devant l’Assemblée nationale.

Une grenade à l’origine de l’incident, selon un témoin

Ce trentenaire originaire d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, s’appelle Sébastien Maillet, selon des médias et gilets jaunes, ce qu’a confirmé une source proche du dossier. Selon son père, Bernard Maillet, interviewé dimanche sur la chaîne RT France, ce plombier de profession manifestait «  en tant que citoyen ».

Alors que le témoin Cyprien Royer avait dit à l’AFP qu’il s’agissait d’un «  photographe ‘gilet jaune’» qui prenait des photos des tensions, son père a assuré qu’il n’est «  pas un photographe » et ne sortait pas son téléphone de son sac. Sur les vidéos de la scène, le jeune homme, vêtu de couleur sombre, baskets blanches, visage partiellement masqué, sac au dos et simple brassard jaune au bras, ne brandit ni téléphone, ni appareil photos.

« Il n’a plus de main »

«  C’était pas son genre de ramasser quoi que ce soit, au pire peut-être repousser » la grenade, a affirmé son père. «  Il a quelques flashs qui lui reviennent mais il ne sait pas trop encore » ce qu’il s’est passé, a-t-il ajouté.

Le manifestant a été opéré et une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la Gendarmerie nationale (IGGN). Selon son père, Sébastien Maillet «  n’a plus sa main » et souffre également d’une blessure superficielle à l’œil.

L’enquête devra notamment préciser quel type de grenade l’a blessé, une grenade GLI-F4 ou une grenade à main de désencerclement (GMD), deux armes jugées inutilement dangereuses par les manifestants qui réclament, comme pour le lanceur de balles de défense (LBD), leur interdiction. Bernard Maillet a annoncé son intention de porter plainte.

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