Main arrachée d’un gilet jaune à Paris: «La victime a voulu dégager la grenade», selon un témoin

Photo d’illustration © AFP
Photo d’illustration © AFP

Lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes samedi, un homme a eu la main arrachée par une grenade lancée par des gendarmes au cours d’une scène de vives tensions devant l’Assemblée nationale.

Différentes vidéos de la scène, filmées sous plusieurs angles, montrent d’abord un jeune homme à proximité d’un nuage de gaz lacrymogènes et une grenade de couleur claire qui arrive en roulant au sol.

Alors que d’autres manifestants ramassent et renvoient des grenades lacrymogènes, ce jeune homme semble avancer et se baisser en tendant la main en direction de la grenade de couleur claire, qui explose. Lorsque la fumée se dissipe, il apparaît se tenant avec sa main gauche le bout du bras droit, arraché. Des gilets jaunes l’emmènent contre les grilles du jardin de l’Assemblée côté Quai d’Orsay, où il est pris en charge par des « street medics » (secouristes volontaires), puis par des pompiers.

« Il voulait la faire partir »

Samedi, un témoin, Cyprien Royer, avait affirmé à l’AFP que la victime «  a reçu une grenade de désencerclement au niveau de son mollet » et «  a voulu mettre un coup de main dedans pour ne pas qu’elle explose vers sa jambe », ce qui n’est pas confirmé par les images. Recontacté par l’AFP dimanche, ce témoin a répété que la victime s’est «  baissée quand la grenade est arrivée vers lui pour la faire partir ».

L’enquête devra notamment préciser quel type de grenade l’a blessé, une grenade GLI-F4 ou une grenade à main de désencerclement (GMD), deux armes jugées inutilement dangereuses par les manifestants qui réclament, comme pour le lanceur de balles de défense (LBD), leur interdiction.

Bernard Maillet a annoncé son intention de porter plainte.

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