Main arrachée d’un gilet jaune à Paris: «La victime a voulu dégager la grenade», selon un témoin

Photo d’illustration © AFP
Photo d’illustration © AFP

Lors de la manifestation parisienne des gilets jaunes samedi, un homme a eu la main arrachée par une grenade lancée par des gendarmes au cours d’une scène de vives tensions devant l’Assemblée nationale.

Différentes vidéos de la scène, filmées sous plusieurs angles, montrent d’abord un jeune homme à proximité d’un nuage de gaz lacrymogènes et une grenade de couleur claire qui arrive en roulant au sol.

Alors que d’autres manifestants ramassent et renvoient des grenades lacrymogènes, ce jeune homme semble avancer et se baisser en tendant la main en direction de la grenade de couleur claire, qui explose. Lorsque la fumée se dissipe, il apparaît se tenant avec sa main gauche le bout du bras droit, arraché. Des gilets jaunes l’emmènent contre les grilles du jardin de l’Assemblée côté Quai d’Orsay, où il est pris en charge par des « street medics » (secouristes volontaires), puis par des pompiers.

« Il voulait la faire partir »

Samedi, un témoin, Cyprien Royer, avait affirmé à l’AFP que la victime «  a reçu une grenade de désencerclement au niveau de son mollet » et «  a voulu mettre un coup de main dedans pour ne pas qu’elle explose vers sa jambe », ce qui n’est pas confirmé par les images. Recontacté par l’AFP dimanche, ce témoin a répété que la victime s’est «  baissée quand la grenade est arrivée vers lui pour la faire partir ».

L’enquête devra notamment préciser quel type de grenade l’a blessé, une grenade GLI-F4 ou une grenade à main de désencerclement (GMD), deux armes jugées inutilement dangereuses par les manifestants qui réclament, comme pour le lanceur de balles de défense (LBD), leur interdiction.

Bernard Maillet a annoncé son intention de porter plainte.

Sur le même sujet
Gilets jaunesParis
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les offres de service des libéraux francophones
: «
plus qu’une demande, moins qu’un chantage
»
?

    Négociations: tout le monde freine, même à Bruxelles

  2. ©News

  3. d-20171004-3H7GND 2019-07-11 06:57:30

    Les aides publiques aux aéroports régionaux dopent Ryanair… et les émissions de C02

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Gouvernements escargots

    Cette semaine, si tout va bien, le nouveau gouvernement bruxellois devrait voir le jour. C’est une prouesse en soi : la formation de l’exécutif de la capitale aura nécessité l’accord de six formations politiques, trois francophones et trois néerlandophones, et, dans le débat politique belge, Bruxelles est une Région qui cristallise souvent les tensions entre les premiers et les seconds. Un vrai gouvernement belge, en quelque sorte. Oui, c’est possible. Les Bruxellois entendent depuis quelques jours déjà parler de mobilité, de logement...

    Lire la suite