«La grève du 13 février n’a pas de rapport avec le confédéralisme, ce sont des menaces gratuites», selon la présidente du MOC

©D.R
©D.R

A deux jours de la grève nationale, prévue le 13 février, Ariane Estenne, présidente du Mouvement Ouvrier Chrétien, était invitée sur La Première : « Cette grève, ce n’est pas une grève qui s’adresse au gouvernement (en affaires courantes ndlr.), mais à l’ensemble de la société. Un mouvement est en marche », estime-t-elle.

« Il y a un mouvement social qui prend de l’ampleur, et qui touche toutes les thématiques », affirme Mme Estenne : « Marche pour le climat, grève national pour le travail, grève des femmes le 8 mars… Ce sont des mouvements complémentaires, pour arrêter la destruction de la planète, des allocations, des personnes, etc. ».

La grève, critiquée par Kris Peeters dans Le Soir ce lundi matin, est nécessaire selon la présidente du MOC : « Quand on ne nous propose que des miettes, nous avons raison de partir de la table des négociations ». Le ministre de l’Emploi, lui, appelle le groupe des dix à reprendre les discussions, estimant qu’un blocage total « donnerait de sérieux arguments aux confédéralistes ». « Une menace gratuite !  », affirme pour sa part Ariane Estenne, pour qui les revendications sociétales n’ont aucun rapport avec le confédéralisme. « Le défi des mouvements sociaux aujourd’hui, c’est la solidarité », conclut-elle.

SNCB, aéroports, bpost : le point sur les services en grève le 13 février

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La N-VA peut souffler
: avoir débranché la prise du gouvernement fédéral n’a visiblement pas traumatisé son électorat. © Belga.

    Grand Baromètre: en Flandre, la N-VA ne paie pas la chute du gouvernement

  2. Mehdi Nemmouche assure qu’il se tait pour protéger sa grand-mère. Mais celle-ci ne veut plus entendre parler de lui.

    Nemmouche renié par les siens: «Il a sali notre nom de famille»

  3. Zineb | INVITÉE DE LA RÉDACTION (2)

    Zineb El Rhazoui au «Soir»: «Quand j’entends parler de religion dans la cité, mes anticorps me crient méfiance!»

Chroniques
  • «Février sans supermarché», jour 15: quand j’ai dévalisé un supermarché... alternatif

    Par Louise Tessier

    Aujourd’hui, j’ai (presque) fait une seconde entorse au règlement : je me suis rendue dans un supermarché. Mais pas n’importe lequel. Un supermarché collaboratif, qui favorise «  les produits issus d’une démarche respectueuse de l’humain et de l’environnement  ». Tout un programme !

    À la Bees-Coop de Bruxelles, on trouve de tout comme dans un supermarché traditionnel, mais en version plus ou moins bio, local, zéro déchet, équitable. « Plus ou moins » parce qu’il y a un peu de tout ça, mais que chaque produit ne répond pas à l’ensemble de ces critères. Et ce qui fait surtout l’originalité de l’endroit, c’est que c’est collaboratif : pour pouvoir faire ses courses à la Bees-Coop, il faut devenir collaborateur. Chaque membre doit investir 25 euros dans la coopérative (qui ne poursuit pas de but lucratif), puis s’...

    Lire la suite

  • Les Flamands, nos frères: la magie des livres

    P ensez-vous que le président Macron devrait lire votre roman ?  » A cette question, Nicolas Mathieu, le lauréat du prix Goncourt 2018 qui décrit la réalité sociale dévastée de l’est de la France, répondait : «  Je pense que oui.  » «  Pourquoi ?  », demandait le journaliste. «  Parce que les livres créent de l’empathie....

    Lire la suite