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Gilets jaunes: ce que les gauches risquent de payer très, très cher

La cote de popularité du président Macron remonte. Mais, constat très inquiétant, une victoire de l’extrême droite à la prochaine élection présidentielle n’est plus tout à fait à exclure. La gauche semble désormais hors jeu.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

C’est une question qui ravirait un stalinien nostalgique : les gilets jaunes sont-ils, en réalité, des complices objectifs d’Emmanuel Macron ? Un peu comme les gauchistes se comportent régulièrement en meilleurs alliés de la droite la plus conservatrice.

Car le fait est là : avant le déclenchement de ce « mouvement social » le président français était en perdition. Sa cote de popularité tendait à descendre au-dessous de 20 %. Depuis, elle remonte régulièrement et même assez fortement.

Surtout, un sondage Ifop, que Marianne, le journal le plus furieusement anti-macroniste de France, présente comme un électrochoc, montre, qu’aujourd’hui, en cas de nouvelle élection présidentielle, non seulement l’actuel président serait réélu, mais son score de premier tour serait en nette progression : 30 % au lieu de 24 %. 6 % de mieux.

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7 Commentaires

  • Posté par Tomsej Michel, mercredi 13 février 2019, 8:52

    Un exemple frappant que la femme en politique peut parfois être malheureusement un choix négatif, nuisible même. Metoo et les autres mouvements féministes devraient mettre leurs membres en garde contre cet aspect exceptionnel , même si ces 2 dames ont eu aussi affaire à des agressions sexistes et si en cela , et de toutes façons elles méritent le respect.

  • Posté par Burniat Walter, mardi 12 février 2019, 18:16

    Alors Vous la France: quel pays! Vous avez accouché des Droits de l'Homme en décapitant vos rois -singulière aventure, vous avez - en combats réels: Commune et autres Thiers, conquis des droits en en perdant d'autres - et autant de cerises! Vous avez réussi entre 1939 et 1944 à devenir politiquement binaires: un Pétain, un de Gaulle. Et cette France vous poursuit! Deux "grâces" contrastées: de Gaulle renaissant et Mitterrand de retour! Moments graves et déterminants, dirions-nous: "de l'histoire française"! Las, aujourd'hui vous avez un cow boy financier face à une - ou deux: enfin elles se disputent? pour un prochain premier tour. Tour de quoi? Je n'aime pas votre déconsidération de Mélenchon, que d'évidence vous excluez du débat. Il est homme probe et libre. Le projet de 6ème République - ainsi soit-elle??? est évidemment un nouveau projet se SOCIETE. Bien à vous. Dr Walter Burniat

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 12 février 2019, 8:36

    Il n' y a personne pour concurrencer Monsieur Macron puisque les divers gauches ont pris le risque de ne pas s'unir. C'est effrayant.

  • Posté par Deckers Björn, mardi 12 février 2019, 9:15

    Les enquêtes approfondies démontrent si cela n'était pas évident pour tous que Macron dérive à droite où il pointe de plus en plus de popularité et achève d'ailleurs de marginaliser le parti de droite LR. Un espace devrait logiquement se dégager à gauche, mais qu'en est-il de ce côté? On assiste à un morcellement incroyable de ce côté en effet. Mais plus inquiétant encore que le puzzle organique actuelle, est le schisme désormais indépassable entre la France insoumise et le reste d'une gauche atomisée (PS, PCF, Générations, EELV PRG,...). Quand Jean-Luc Mélenchon a enfin compris que la mondialisation est LE problème, il en tire cependant la conclusion dangereuse d'un repli nationaliste... qui donne raison aux électeurs de Marine Le Pen. D'un autre côté, l'autre aile atomisée de la gauche ne semble en rien avoir pris en compte les leçon de la déroute de François Hollande. Oui, la mondialisation économique est une machine à broyer les droits des travailleurs et plus largement des citoyens, aussi longtemps qu'elle fonctionne en mode dérégulation. La gauche doit donc inventer le pôle "régulateur" de la mondialisation. Elle doit devenir cela en France, mais elle est a un devoir impératif de comprendre que dans la mondialisation, la France n'est qu'une petite province, elle doit donc élargir son alliance bien au-delà des frontières françaises et concevoir une force politique transnationale réformatrice, régulatrice, dans toute l'union européenne et même créer des contacts au-delà. Le rassemblement dépasse de loin les petits appareils français, et l'enjeu est d'autant plus large que les puissances de l'argent ont déjà remporté la guerre du langage. On ne parle plus aujourd'hui (même à gauche), de cotisations sociales mais de "charges" sociales. On ne parle plus s'agissant des usagers du service publique d'usagers mais de "clients" et j'en passe. Nous avons perdu énormément de terrain et nous avons surtout perdu quinze ans à nous pavanez à Porto Alegre sans tirer les conclusions de ce mouvement altermondialiste qui était pourtant précurseur. Tout reste à faire et tandis que la gauche patauge dans son champ de ruine, l'extrême droite ramasse la mise....

  • Posté par Ask Just, lundi 11 février 2019, 13:17

    Mr Kahn, votre analyse est correcte, dans le sens où l'élection de Mr Macron a placé la France dans une situation de polarisation pro- ou anti-système (posture qui renforce en général l'extrême droite). Je m'interroge cependant sur l'opportunité de voir une chance pour Mr Macron dans la séquence en cours. Cette dernière réhabilite une lutte des classes opposant élites urbaines (pro-Macron) et périphéries à la remorque (pro-Le Pen) qui risque à terme de mener à un climat insurrectionnel (lequel est perceptible en France depuis pas mal d'années). Renforcer comme vous le faites l'opposition des 2 poles (Mr Macron ou le chaos vs Mme Le Pen ou le système) sans s'attaquer à la question de l'équité est certes porteur électoralement, mais dangereux sociétalement. Mme Lepen (ou MMLP) restera un épouvantail, assurant la réélection de Mr Macron par le truchement d'influenceurs tels que vous, Mr Kahn. Mais elle ne pourra servir éternellement de soupape légale à la pression qui monte.

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