Grève nationale du 13 février: la moitié des trains devrait circuler

La Belgique tournera au ralenti, ce mercredi 13 février, lors de la grève nationale. L’appel à débrayer fait suite à l’échec des négociations relatives au nouvel accord interprofessionnel (AIP) pour la période 2019-2020. Les représentants des travailleurs dénoncent la limitation à 0,8% de la marge d’augmentation salariale pour les deux années à venir.

Du côté de la SNCB, la société ferroviaire s’attend à ce que près de la moitié des trains circulent mercredi, par rapport à un horaire normal. La grève commencera le mardi 12 février dès 22 heures jusqu’au lendemain même heure.

Depuis mars dernier, un service minimum est en vigueur au sein de la compagnie ferroviaire publique en cas de mouvement social.

Durant les heures de pointe du matin et du soir, la majorité des trains IC circuleront, de même qu’un certain nombre de trains L et S. Pendant les heures creuses en revanche, seul un certain nombre de trains IC prendront le départ.

Les navetteurs sont invités à consulter, dès lundi soir, le planificateur de voyages de la SNCB pour savoir si des trains assureront leurs trajets et pour en connaître les horaires.

C’est la troisième fois que le service minimum est appliqué sur le rail depuis l’entrée en vigueur de ce système en mars dernier. Lors de la grève précédente, qui a eu lieu en juillet dernier, environ un train sur trois avait roulé par rapport à un service normal.

Les chemins de fer sont un des secteurs touchés à l’occasion de la grève nationale organisée mercredi par les trois principaux syndicats du pays (FGTB, CSC, CGSLB).

► Le point sur les services en grève le 13 février

Peu de perturbations pour les trains à grande vitesse

La circulation des trains à grande vitesse ne devrait pas trop être perturbée. Thalys a prévu une seule annulation entre Bruxelles et Paris alors qu’Eurostar ne s’attend pas à des problèmes majeurs pour les passagers devant se rendre en Angleterre.

Seules les personnes voyageant en Eurostar vers la France (Lille ou Calais) devront revoir leurs plans en raison de la fermeture du terminal « intra-Schengen » en gare de Bruxelles-Midi. Il s’agit d’une minorité de voyageurs, selon une porte-parole de la compagnie ferroviaire. Ils peuvent annuler leur voyage sans frais et se rendre en France en TGV.

Chez Thalys, seul le train partant à 7h13 de la gare du Midi en direction de Paris a été annulé. Les voyageurs concernés peuvent échanger sans frais leur billet pour un train plus tôt ou plus tard.

Chez ICE (InterCity Express) et TGV, les perturbations devraient être mineures également.

 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les profs auraient-ils le blues
?

    Les enseignants font corps mais se sentent incompris

  2. Alexandre Hart au moment des faits. Ici avec sa maman.

    Procès Valentin: que fait-on des détenus «étiquetés» psychopathes?

  3. «
Notre crise est culturelle, une crise de civilisation, une crise de l’excès.
»

    Climat: à la recherche de nouveaux sens

Chroniques
  • La crise du livre ne fait que commencer

    Ce mardi, Le Soir consacrait un long article à la baisse de la pratique de la lecture en Belgique. Nul doute que certaines déclarations de Benoît Dubois, qui représente les éditeurs belges francophones, vont être contestées. Le pessimisme est en effet mal vu dans le monde culturel, où l’on pratique l’optimisme de la volonté : si on lit moins de classiques, on lit davantage de littérature de genre ; si les romans reculent, la BD est en expansion ; si le livre papier se vend moins bien, la lecture sur écran explose, etc. En alignant des chiffres implacables et en glissant, au passage, que 35 % des enfants quittent l’école primaire sans comprendre ce qu’ils lisent, Benoît Dubois risque de se faire accuser de mépris ou d’élitisme.

    Je reviendrai à la question scolaire dans d’autres chroniques. Je voudrais simplement ajouter, ici, que Benoît Dubois me paraît bien optimiste quand il pronostique un nouveau recul de la lecture en raison des faibles compétences des...

    Lire la suite

  • Identité de genre: un progrès qui demande de la pédagogie

    La Belgique est un pays très progressiste, notamment pour ce qui relève de la vie intime des individus. Droit à l’avortement et à l’euthanasie, mariage gay, adoption par des couples homosexuels, procréation assistée : dans tous ces domaines, des associations ont combattu pour décrocher des droits que des hommes et des femmes politiques ont bétonnés en votant des lois. Cela nous semble relever du luxe ou de l’abstraction, jusqu’au jour où la vie ou la mort nous rattrape. On loue alors ceux qui ont pris ces risques, défendu des causes...

    Lire la suite