NLMK Clabecq : le conflit s’étend vers La Louvière

NLMK Clabecq : le conflit s’étend vers La Louvière

Après l’échec de la médiation dans le conflit social chez NLMK Clabecq, vendredi, les travailleurs et leurs délégués syndicaux ont établi un plan d’actions pour les semaines à venir, ont indiqué lundi en front commun la CNE et le SETCa. Lundi matin, les travailleurs du site de Clabecq se sont rendus sur le site NLMK à La Louvière pour y faire état de leurs revendications à la suite de la restructuration du site brabançon.

Un car de travailleurs de Clabecq s’est rendi lundi matin sur le site de l’entreprise à La Louvière. Cette action s’inscrivait dans le cadre des protestations des travailleurs contre le plan social enclenché à Clabecq où la direction de l’entreprise entend supprimer 290 emplois (sur 576) et appliquer un gel sur les salaires du personnel restant.

Le torchon continue donc à brûler entre la direction et les travailleurs de NLMK. «En plus des maladresses et des provocations de la direction, il y a aussi l’ironie du calendrier», ont indiqué les syndicats. «Vendredi passé, le jour de l’échec de la médiation, c’était aussi le jour choisi par la maison mère russe pour annoncer son résultat financier de l’année 2018.» Le front commun souligne la «merveilleuse santé et sa performance exceptionnelle en 2018» pour NLMK, évoquant le chiffre d’affaires du groupe en 2018 qui a atteint 12 milliards de dollars (+20%), grâce à la croissance des prix de vente moyens et à la hausse des volumes de ventes.

«Au vu de l’opulence de la maison-mère russe, pourquoi aller gratter les quelques sous dans les poches des travailleurs de Clabecq comme le veut la direction dans son volet salarial?», demandent les syndicats. «Les deux dossiers des licenciements et des salaires sont essentiels», a souligné Philippe Genin (FGTB). «Nous voulons minimiser l’impact social et faire en sorte qu’un minimum de travailleurs restent sur le carreau et que les travailleurs qui resteront dans l’usine reçoivent un salaire convenable.»

Une réunion de conciliation est prévue jeudi à Bruxelles. En cas d’échec, le conflit va se personnaliser et un changement de configuration sera demandé par les syndicats qui exigeront le départ des nouveaux CEO et DRH.

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