Climat: «Nous ne vous lâcherons pas!», lancent Anuna et Adélaïde aux parlementaires wallons

© Belga
© Belga

L’agitation était palpable, lundi soir, au Parlement de Wallonie où étaient attendues Anuna De Wever et Adelaïde Charlier, deux figures de proue du mouvement « Youth for Climate » qui, chaque jeudi, parvient à faire descendre dans la rue, aux 4 coins du pays, des milliers de jeunes pour défendre le climat.

«  Nous ne vous lâcherons pas ! », a d’emblée lancé Adélaïde Charlier aux parlementaires régionaux venus en nombre pour les écouter.

«  Ou nous mettons de côté ce que nous voyons pour continuer à dormir sur nos deux oreilles ; où nous faisons face. Les jeunes font face mais la démocratie est telle que c’est vous qui décidez de notre futur. On vous dit donc qu’on ne vous lâchera pas tant qu’on ne sera pas sur une trajectoire zéro carbone », a averti la jeune namuroise.

« Pourquoi le train coûte-t-il davantage que l’avion ? »

«  Pourquoi un trajet entre Erpent et Namur est-il deux fois plus cher en bus qu’en voiture ? Et pourquoi le train coûte-t-il davantage que l’avion ? Vous devez donner aux jeunes la possibilité d’être cohérents et ne pas les laisser seuls face à l’enjeu climatique », a-t-elle poursuivi.

Anuna De Wever au «Soir»: «J’ai 17 ans et c’est la peur du changement climatique qui me guide»

«  Cette question doit devenir votre priorité car les autres combats n’ont aucun sens si ce combat-là est perdu. C’est pourquoi nous vous demandons de prendre des mesures fermes » pour atteindre des objectifs climatiques ambitieux, a ajouté Adélaïde Charlier selon qui «  trop de temps a déjà été perdu ».

« Le prix de l’inaction est encore plus élevé »

«  Vous nous direz que ces mesures coûtent cher, qu’elles vont à l’encontre de l’économie. Mais le prix de l’inaction est encore plus élevé et sera avant tout payé par les plus démunis », a encore souligné la représentante de « Youth for Climate ».

«C’est une honte, la ministre flamande de l’environnement ment», fustige Anuna De Wever

«  Le climat n’a pas de couleur politique. Nous lançons un appel à l’ensemble du monde politique pour qu’il collabore de manière constructive », a de son côté déclaré Anuna De Wever sous le regard bienveillant du ministre wallon en charge du Climat, Jean-Luc Crucke, et des parlementaires régionaux qui, tous, ont salué l’action des jeunes militantes.

Sur le même sujet
ClimatPolitique
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Gordon Sondland, l’ambassadeur des Etats-Unis auprès de l’Union européenne, a confirmé dans sa déclaration préliminaire avoir imposé un «
quiproquo (donnant donnant)
» aux autorités ukrainiennes, sur ordre exprès du président américain.

    Destitution: Gordon Sondland, un témoignage catastrophique pour Trump

  2. Un patient infecté qui suit correctement son traitement peut en effet devenir «indétectable» et ne plus représenter de danger d’infection.

    Sida: comment gagner la bataille de la bithérapie

  3. belgaimage-140898853-full

    Les tweets prolétariens du Vlaams Belang

La chronique
  • Les tweets prolétariens du Vlaams Belang

    Les médias sociaux sont de toutes les époques. C’est une des conclusions d’un livre remarquable du professeur d’histoire, Maarten Van Ginderachter, de l’université d’Anvers. Dans son ouvrage The everyday nationalism of workers (Le nationalisme quotidien des travailleurs), il explique que le quotidien socialiste gantois Vooruit avait lancé à la fin du dix-neuvième siècle un « denier de la lutte », une liste d’abonnements pour soutenir la presse socialiste. Ce qui est intéressant à propos de ces listes, c’est que les donateurs pouvaient compléter leur don par une brève déclaration, généralement des messages courts ou 1 à 5 lignes dans un langage très familier. Ces déclarations étaient publiées dans une section séparée, et dans le Vooruit. Elles représentèrent rapidement jusqu’à un quart de l’espace total de la copie, publiée au moins deux fois par semaine, contenant à chaque fois plusieurs dizaines de déclarations.

    Une propagande efficace...

    Lire la suite

  • Colonies israéliennes: Trump s’assied sur le droit international

    Donald Trump aime créer la surprise. Lundi soir, il a cependant laissé à son fidèle secrétaire d’État Mike Pompeo le soin d’annoncer urbi et orbi que les États-Unis, soudain, changeaient d’avis sur la question des colonies israéliennes en territoires palestiniens occupés. Désormais, l’administration américaine estime que ces colonies ne sont pas, ou plus, contraires au droit international. Le tableau pourrait presque faire sourire : un milliardaire devenu président de la plus grande puissance au monde se lève un beau matin, et décide...

    Lire la suite