Vervoort sur le passé colonial belge: «Nous devons être en état de reconnaître notre responsabilité»

Rudi Vervoort
Rudi Vervoort

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a estimé mardi que les autorités se doivent d’être «  en état de reconnaître notre responsabilité » envers le passé colonial de la Belgique, pointé du doigt lundi par un groupe d’experts des Nations unies.

Selon M. Vervoort, la Région bruxelloise doit «  prendre sa place dans ce débat », raison pour laquelle il a chargé son administration d’élaborer un inventaire de toutes les rues, places et monuments qui renvoient à la période coloniale de la Belgique.

«  Ce rapport des Nations unies doit être pour nous l’occasion de mener une réflexion au niveau bruxellois. Nous devons être en état de reconnaître notre propre responsabilité dans ce débat », a commenté le ministre-président bruxelloise. Il souhaite d’ailleurs l’aide des universités dans cette démarche, «  pour ouvrir le dialogue sur ce chapitre de notre histoire ».

«  En tant que siège d’un grand nombre d’institutions europpéennes et internationales, Bruxelles doit pouvoir participer activement au dialogue interculturel actuel portant sur un partage plus juste de la richesse économique, naturelle et culturelle », a-t-il ajouté.

Un groupe d’experts des Nations unies sur les personnes d’origine africaine a recommandé lundi aux autorités belges de présenter les excuses du royaume pour son passé colonial et les atrocités commises durant cette période «  sombre » de son histoire.

Ces experts ont passé une semaine en Belgique et rencontré des représentants des autorités publiques, d’ONG et de la société civile. Un rapport final est attendu au mois de septembre mais les experts ont d’ores et déjà posé un grand nombre de constats, notamment sur le passé colonial du pays qui semble trop largement ignoré.

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