Des milliers de tweets malveillants ont cherché à attiser les divisions au Canada

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Des milliers de faux comptes Twitter, qui semblent avoir été créés en Russie, en Iran et au Venezuela, ont cherché à attiser les divisions au Canada sur des sujets polarisants comme l’immigration ou les oléoducs, révèle mardi une enquête de la radio-télévision publique canadienne.

Quelque 21.600 tweets générés par de faux comptes Twitter «ont tenté d’amplifier les messages négatifs» sur ces questions, indique Radio-Canada/CBC après avoir passé au crible quelque 9,6 millions de tweets.

Ces comptes ont depuis été supprimés par le réseau social américain, qui soupçonne la Russie, l’Iran et le Venezuela d’en être à l’origine. Twitter a publié ces informations le 3 février dans le cadre d’une nouvelle initiative visant à garantir «l’intégrité des élections».

Ces faux comptes ont par exemple relayé par milliers des messages anti-oléoducs émis par des activistes, par des politiciens ou par des médias en janvier 2017, quand le président américain Donald Trump avait signé un décret autorisant les pipelines Keystone XL et Dakota.

Twitter a supprimé 2.617 faux comptes basés en Iran, pour avoir participé à «une campagne d’influence que nous croyons potentiellement provenir de l’Iran», a remarqué le réseau social, sans pouvoir préciser si les autorités de Téhéran étaient directement impliquées.

Les faux tweets ont également attisé des peurs sur l’immigration, «avec des messages qui cherchaient à amplifier les craintes» à ce sujet «et les théories conspirationnistes», note la chaîne publique canadienne.

Le gouvernement fédéral canadien a dévoilé en janvier sa stratégie contre les tentatives de manipulation par des entités étrangères des élections législatives organisées à l’automne, prévoyant une concertation accrue des agences de renseignement, une lutte contre la désinformation et une implication renforcée.

Le ministre de la Sécurité publique, Ralph Goodale, avait alors notamment pointé «les médias sociaux utilisés pour calomnier des élus, des trolls et des bots déployés pour attiser l’anxiété et même susciter l’hystérie sur des questions sensibles (avec) des fausses informations travesties en informations légitimes».

 
 
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