Ska (CSC) et Vertenueil (FGTB): «On veut changer la loi et revenir à une négociation des salaires»

Marie-Hélène Ska et Robert Vertenueil © Le Soir/Pierre-Yves Thienpont
Marie-Hélène Ska et Robert Vertenueil © Le Soir/Pierre-Yves Thienpont

Les négociations de l’accord interprofessionnel sont dans l’impasse. Les syndicats attendent de recevoir une véritable invitation à négocier de la part du patronat.

Marie-Hélène Ska, la secrétaire générale de la CSC, s’indigne sur le manque de respect pour ceux qui produisent les richesses.« Tous les arguments sont bons pour ne pas payer des dividendes », déplore-t-elle au micro de Bel RTL. Ce mercredi 13 février, « n’est pas une grève syndicale mais une grève par les travailleurs », insiste-t-elle.

« 800 euros de pensions pour les femmes, 1200 pour les hommes, c’est inacceptable en 2019 », tempête la syndicaliste qui veut négocier notamment avec le prochain gouvernement des aménagements de fin de carrière, la durée de carrière et le montant des pensions.

« Que M. Peteers fasse son boulot »

Quand à Robert Vertenueil, président de la FGTB, « s’il n’y pas de travailleur, il n’y a pas d’économie qui tourne », a-t-il martelé au micro de La Première.« C’est d’abord une grève pour dénoncer, l’attitude du patronat ». Selon le syndicaliste, « la grève n’est pas contre l’accord interprofessionnel, mais pour un accord interprofessionnel qui respecte les travailleurs »

Robert Vertenueil, a aussi accusé le ministre de l’Emploi, Kris Peeters, de mettre en péril la concertation sociale. À l’instar de la CSC, le syndicat socialiste réclame la révision de la loi de 1996 qui organise la modération salariale.

« Que M. Peeters fasse son boulot de ministre de l’Emploi et qu’il concilie. Il doit œuvrer à la concertation sociale et ne pas y foutre le bordel », a lancé M. Vertenueil sur les ondes de La Première.

Changer la loi de 1996

« On veut changer cette loi et revenir à une négociation des salaires qui permette à ces salaires d’être en ligne avec ce qui se passe dans les entreprises et les secteurs », a expliqué la secrétaire générale de la CSC, Marie-Hélène Ska.

Lorsqu’il a décidé d’un saut d’index, le gouvernement Michel s’est « assis » sur la loi de 1996, accuse la FGTB. Le syndicat attend un geste similaire à propos de la marge d’augmentation salariale. «  Je propose qu’ici on s’asseye sur la loi et que, dans les deux années, on revoie la loi de 1996 devenue obsolète », demande M. Vertenueil.

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