Charles Michel sur la grève nationale: «Il faut reprendre les négociations, il n’y a pas d’alternative»

© Kurt Desplenter
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Le Premier ministre Charles Michel a fait savoir dans un communiqué qu’il regrette la grève de ce jour. La grève nationale en front commun syndical CSC-FGTB-CGSLB n’épargne aucun secteur. Transports en commun, ports, collecte des déchets, entreprises, poste, hôpitaux, zonings ou centres commerciaux sont touchés par le mouvement social.

Au nom du gouvernement fédéral, Charles Michel lance un appel à la reprise du dialogue et les négociations demain. «Il n'y a pas d'autre solution», a déclaré le Premier ministre, qui insiste sur le fait que le repos social est dans l'intérêt de tous. « Syndicats et patronats doivent regagner la table des négociations. La grève ne résout rien. Je tiens à remercier tous ceux qui travaillent aujourd’hui. »

Le Premier insiste qu’il n’y a aucune raison de ne pas parvenir à un accord

D’après le Premier, le gouvernement espère qu’un accord sur la marge salariale peut encore intervenir. « C’est important pour nos familles et nos entreprises. La dernière fois, syndicats et patronats sont parvenus à un accord. Il n’y a aucune raison que ce ne soit pas le cas cette fois-ci », a écrit Charles Michel dans son communiqué.

Pour lui, l’accord sur la marge salariale est également important si l’on entend relever le niveau des allocations les plus basses. « Le gouvernement s’est engagé à allouer intégralement l’enveloppe bien-être. Pour cette année, cela représente un montant de 354 millions d’euros. Pour 2020, un montant de 716 millions d’euros. »

« Nous devons protéger nos emplois »

« Le gouvernement espère que les deux partenaires sont conscients du défi qui se présente à eux. La paix sociale est dans l’intérêt de tous », a affirmé Charles Michel.

« Le gouvernement a considérablement augmenté le pouvoir d’achat grâce au tax shift. Le revenu net des travailleurs a augmenté par rapport à il y a quatre ans. Les entreprises ont créé 219.000 emplois. » Le Premier ministre affirme qu’il faut protéger nos emplois. « Cela doit être la première préoccupation de toutes les parties. »

Charles Michel a ajouté qu’outre l’augmentation salariale maximale de 0,8 % que propose le Conseil Central de l’Economie, il faut prendre en compte l’indexation automatique. Ce qui nous donne une hausse salariale effective de 4,6 %, a conclu le Premier ministre dans son communiqué.

 
 
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