«Ces images me remplissent d’inquiétude»: Zineb El Rhazoui réagit après les insultes proférées par des gilets jaunes envers Finkielkraut

© Bruno Dalimonte
© Bruno Dalimonte

L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo, Zineb El Rhazoui a réagi ainsi que nombre d’hommes politiques français suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo dans laquelle des gilets jaunes injurent publiquement Alain Finkielkraut dans la capitale française.

Zineb El Rhazoui soutient le philosophe et académicien et se dit rempli d’inquiétude suite aux images véhiculées de la violence dont ont fait preuve certains manifestants vis-à-vis Alain Finkelkraut. La journaliste qualifie ces manifestants de lyncheurs et même de meute hargneuse.

« J’ai été en effet pris à partie de manière très violente par des manifestants », et « je dois dire qu’ils avaient vraiment envie d’en découdre parce que si des policiers ne s’étaient pas interposés (…), je pense que certains d’entre eux voulaient me casser la gueule. C’était une violence, malgré tout, pogromiste », a raconté l’académicien dimanche matin sur LCI. Dans une deuxième vidéo filmée par un journaliste, on voit les forces de l’ordre s’interposer pour protéger le philosophe.

L’incident qui s’est déroulé dans le quartier de Montparnasse à Paris, a déclenché une vague de condamnations et de messages de soutien au philosophe, beaucoup dénonçant le caractère antisémite de ces injures, jusqu’au chef de l’État.

Le philosophe Alain Finkielkraut cible d’insultes antisémites en marge de la manifestation à Paris (vidéo)

«  Fils d’émigrés polonais devenu académicien français, Alain Finkielkraut n’est pas seulement un homme de lettres éminent mais le symbole de ce que la République permet à chacun », a déclaré Emmanuel Macron sur Twitter, ajoutant que «  les injures antisémites dont il a fait l’objet sont la négation absolue de ce que nous sommes et de ce qui fait de nous une grande nation. Nous ne les tolérerons pas ».

« Un déferlement de haine à l’état pur que seule l’intervention de la police a interrompu. Assister à une telle scène à Paris, en 2019, est tout simplement INTOLÉRABLE », a aussi annoncé sur Twitter le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

«  Non vous n’êtes pas le peuple, vous êtes la ‘France’ de la haine, celle qui nous fait honte. Ces manifestations doivent cesser  ! », a lancé le président du Sénat Gérard Larcher à l’attention des personnes qui ont insulté l’académicien.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « injure publique en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ».

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