Grand baromètre: 55% des Flamands désapprouvent l’école buissonnière des jeunes pour le climat

Dans cet article

Si, dans leur immense majorité (84 %), les Belges se disent inquiets des changements climatiques, ils sont divisés sur les manifestations des jeunes qui se déroulent chaque jeudi depuis le début du mois de janvier. Selon notre sondage Ipsos, une personne interrogée sur deux approuve le fait de sécher les cours pour le climat. Et l’autre trouve que les jeunes n’ont pas raison de déserter leur école.

Cette moyenne cache une divergence entre Flamands et francophones. A Bruxelles et en Wallonie, six personnes sur dix approuvent les mouvements des jeunes. En Flandre, on les désapprouve à 55 %. On se souvient que le mouvement « Youth for Climate » a fait l’objet de sérieuses attaques de la part de certains politiques, notamment de la N-VA. La ministre CD&V Joke Schauvliege avait évoqué une manipulation d’extrême gauche avant de se rétracter, de s’excuser, puis de démissionner, surprise en flagrant délit de mensonge. Le président du CD&V, Wouter Beke, avait lui aussi repris l’argument de la manipulation. Il faut croire que tant Bart De Wever que Beke sont en phase avec leurs sympathisants : 68 % des répondants CD&V et 65 % des électeurs N-VA désapprouvent l’action des jeunes.

Sécher peut-elle être une activité scolaire ? Pas à n’importe quelles conditions

Du côté francophone, les plus réticents aux grévistes du climat sont les électeurs de Défi (52 %), suivis des sympathisants MR (47 %). De part et d’autre de la frontière linguistique, ce sont les Verts qui soutiennent le plus les jeunes manifestants.

Méthodologie

Cette vague de 2.550 répondants, formant des échantillons représentatifs des Belges de 18 ans et plus à raison de 995 en Wallonie, 996 en Flandre et 559 dans les 19 communes de la Région Bruxelles-Capitale, a été réalisée du 5 au 11 février 2019. Les interviews ont eu lieu en ligne. La marge d’erreur maximale, pour un pourcentage de 50 % et un taux de confiance de 95 % est de +– 3,1 en Wallonie et en Flandre et de +– 4,1 à Bruxelles. Affiliations : ESOMAR, Consumer Understanding Belgium.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Évolutions climatiques|Bruxelles (Bruxelles-Capitale)|Région wallonne
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles ont durablement marqué le pays, jusque dans ses procédures judiciaires.

    Comment les attentats du 22 mars ont changé la justice

  2. belgaimage-91136168-full

    In memoriam: les portraits des victimes du 22 mars

  3. POLITICS NEUFCHATEAU LOCAL ELECTIONS FRAUD

    Dimitri Fourny inculpé: une catastrophe pour le CDH

  • 22 mars 2016: temps des victimes, temps judiciaire

    Le temps est un redoutable ennemi. Il affaiblit insidieusement mais inéluctablement la compassion due aux victimes des attentats du 22 mars 2016 mais permet aussi à la société belge de tourner lentement l’une des pages les plus sombres de son histoire. Les commémorations qui auront lieu aujourd’hui ont cette utilité magique : raviver la solidarité à l’égard des victimes et inviter notre société à ne pas tourner la page trop vite en oubliant ce que fut ce matin tragique du 22 mars.

    Trois ans pour...

    Lire la suite