Trump s’insurge d’une possible tentative «illégale» de l’écarter du pouvoir

Donald Trump © Reuters
Donald Trump © Reuters

Le président Donald Trump a estimé lundi que son ministre adjoint de la Justice et l’ancien chef du FBI avaient «  l’air d’avoir planifié un acte très illégal » en discutant en 2017 des moyens constitutionnels de l’écarter du pouvoir.

Ces échanges, évoqués en septembre dans la presse, ont été confirmés par Andrew McCabe qui a assuré l’intérim à la tête de la police fédérale américaine après le limogeage de James Comey en mai 2017.

À l’époque, a-t-il dit dans un entretien diffusé dimanche, le numéro deux du ministère de la Justice Rod Rosenstein et lui-même étaient « très inquiets » au sujet du président Trump, soupçonné de vouloir étouffer l’enquête sur une possible collusion entre son équipe de campagne et Moscou.

Dans ce contexte, les deux hommes ont eu «  des discussions sur le 25e amendement » de la Constitution qui permet au vice-président et à une majorité du cabinet de démettre le président s’il est jugé « inapte » à exercer ses fonctions, a affirmé Andrew McCabe.

Réaction ambivalente de Trump

Le président Trump a réagi lundi avec ambivalence à ces révélations, mettant en doute la crédibilité d’Andrew McCabe – limogé en mars 2018 du FBI pour « manque de sincérité » – tout en ayant l’air de donner du crédit à ses propos.

« Waou, tellement de mensonges par le directeur du FBI par intérim, désormais déshonoré Andrew McCabe. Il a été viré pour ses mensonges et son histoire devient aujourd’hui encore plus cinglée », a écrit le président républicain.

Avant d’ajouter : « lui et Rod Rosenstein (…) ont l’air d’avoir planifié un acte très illégal et d’avoir été démasqués. »

Quand l’affaire était sortie dans la presse, Rod Rosenstein avait nié avoir jamais voulu écarter le président Trump et ses services avaient ensuite évoqué la possibilité d’une blague mal comprise.

Il ne s’est pas exprimé sur l’entretien diffusé ce week-end, dans lequel Andrew McCabe affirme également que Donald Trump s’est parfois montré plus enclin à croire le président russe Vladimir Poutine que ses propres services de renseignement.

L’ancien responsable policier publie prochainement un livre-témoignage sur cette période intitulé « The Threat » (« La menace »).

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