Le charme de Robert Redford opère toujours: nos critiques des sorties cinéma

Le charme de Robert Redford opère toujours: nos critiques des sorties cinéma

The old man & the gun (David Lowery)

A 82 ans, le charme de Robert Redford opère toujours et c’est ce qui en donne à un film rappelant un certain cinéma des années 70, jazzy et bluesy, comme sa bande-son. Certes aussi un peu linéaire et répétitif dans ce jeu du chat et de la souris qui, une fois porté à l’écran, en dit plus sur le cambrioleur que le roi de l’évasion. Mais après tout, la vie de Tucker ne fut-elle pas elle-même une longue suite de répétitions ?

Eighth grade (Bo Burnham)

Avec une imagerie pop et colorée, le réalisateur de 28 ans s’approprie les codes du teen movie traditionnel pour en faire quelque chose d’à la fois actuel et universel. Un film touchant qui sonne particulièrement juste.

Les ritournelles de la chouette

Le temps de sortir des canevas traditionnels du court-métrage d’animation, d’apprendre à s’adresser à des enfants de 3, 4 ou 5 ans, et voilà Arnaud Demuynck aujourd’hui passé maître dans l’art de rassembler des artistes aux univers différents, de créer de la diversité, d’éditorialiser avec intelligence.

Fatwa (Mahmoud Ben Mahmoud)

Portrait de la Tunisie d’après-révolution, un film au sujet passionnant que le réalisateur maîtrise extrêmement bien. Quitte à parfois être trop explicatif.

Deux fils (Félix Moati)

C’est avec une nonchalance charmante, cachant pas mal de sensibilité et de pudeur, que le jeune Moati aborde le thème du lien familial, sans tomber dans les travers du cinéma français bourgeois. Ses débuts sont prometteurs. Le verbe est chargé d’humour et de délicatesse, et les acteurs déteignent joliment sur leurs personnages. Au final, reste la mélancolie joyeuse qui irrigue tout le film et le sentiment que sans les autres, on n’est rien.

Le chant du loup (Antonin Baudry)

Surfant sur le monde de la dissuasion nucléaire et de la désinformation, Antonin Baudry respecte autant les codes du genre qu’un réalisme certain, mêlant drame humain et conflit géopolitique. Tout n’est pas parfait mais on y croit. Baudry transforme son premier essai avec efficacité.

Happy birthdead 2 you (Christopher Landon)

Sur le mode « on vous explique quelques petites choses de l’épisode précédent », voilà une suite de qualité égale, s’adressant même, le fameux « récap’» aidant, aux ados qui auraient loupé le premier film.

Black Snake, la légende du Serpent Noir (Thomas Ngijol & Karole Rocher)

Il ne faudrait surtout pas prendre le nouveau film de Thomas Ngijol pour une parodie de Marvel. Il y a des points communs, certes, mais on est plus dans le clin d’œil aux années 80 et 90. Et puis, il s’agit ici avant tout d’une comédie populaire, au service de laquelle ont été mis l’action et un chouïa de politique.

La grande aventure Lego 2 (Rob Schrab)

Le film ressemble à un grand chaos sans véritable scénario. De Mad Max à Retour vers le futur et de Bruce Willis en running gag, on peut s’amuser des références mais c’est en deçà du premier.

 
 
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