Theo Francken porte plainte pour les dégâts occasionnés à sa voiture à Verviers (vidéos)

Theo Francken porte plainte pour les dégâts occasionnés à sa voiture à Verviers (vidéos)

Theo Francken a déclaré ce mercredi matin sur Radio 1 qu’il déposera une plainte auprès de la police pour les dégâts occasionnés à sa voiture ce mardi soir à Verviers. L’ancien secrétaire d’État devait tenir une conférence à Verviers dans le cadre de la présentation de son livre « Continent sans frontière » mais une manifestation devant l’hôtel l’a contraint à annuler l’événement à la dernière minute.

Parmi ces manifestants, la bourgmestre socialiste de Verviers, Muriel Targnion. Interrogée par la RTBF, celle-ci déclare : « C’est un homme politique flamand vu par les Wallons, à raison, comme extrémiste ». Muriel Targnion a décidé de ne pas interdire la tenue de la conférence, estimant que Theo Francken avait le droit de s’exprimer, mais à rappeler le droit des Verviétois de manifester.

► La bourgmestre de Verviers: «Les propos de Francken peuvent être assimilés à du racisme et à de la xénophobie»

Franchen « choqué »

De son côté, Theo Francken s’est dit choqué de la présence de la bourgmestre parmi les manifestants. « J’ai vécu beaucoup de protestations depuis 5 ans et je suis habitué. Il n’y a pas de souci parce que la liberté d’expression, ça roule dans les deux sens : protester n’est pas un problème, mais c’est pas correct déontologiquement. Mais j’ai beaucoup de soucis et je me pose beaucoup de questions sur le fait que la bourgmestre qui est la responsable de la sécurité, de la police, de l’ordre public fait le choix d’un camp, celui des manifestants, contre moi. Je pense que ce n’est pas correct, on peut pas faire ça. Je n’ai jamais vécu ça », a-t-il expliqué.

Des manifestants ont par ailleurs signalé la présence de soutiens de Theo Francken arborant des croix gammées. Interpellé sur le sujet, l’ancien secrétaire d’État à l’Asile et la Migration a déclaré ne pas être au courant. « Je ne sais pas, c’est ce qu’ils disent. Je n’étais pas dans la salle, je ne les ai pas vus. Ils m’ont empêché d’entrer dans la salle. (…) Ils m’ont attaqué, ils s’en sont pris à ma voiture, l’extrême gauche. C’est ça la démocratie ? La liberté d’expression, c’est aussi pour moi, ce n’est pas uniquement pour la gauche », a-t-il encore ajouté.

► La bourgmestre de Verviers : « Je suis à 100 % contre le populisme et l’extrémisme de Francken »

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Manifestations|Verviers (prov. de Liège)
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