Durée: vers un salon plus court?

Batibouw est-il toujours un événement rentable, moyennement rentable ou très rentable ?

Tout est relatif, mais je peux vous dire que l’événement a été rentable en 2018 et le sera encore en 2019. Je ne suis pas autorisé à en dire davantage (grand sourire)…

On entend plusieurs clients de Batibouw plaider pour un événement plus court : une semaine au lieu des 11 jours en place actuels. Cela leur permettrait notamment de réduire leurs coûts par rapport au personnel à mobiliser à Brussels Expo. Vous êtes favorable à cette réduction ?

Nous avons entendu et compris la demande. Une réduction est possible mais avant de décider quoi que ce soit, nous avons opté pour une étude auprès de nos clients pour en étudier précisément tous les avantages et les inconvénients. Elle nous permettra de connaître le pouls exact de nos exposants. Les résultats seront connus pendant Batibouw et nous déciderons ensuite avec le comité des exposants ce qu’il y a lieu de faire.

Vous parliez d’une remise en question fondamentale du secteur de la construction de logements. Pouvez-vous être plus précis ?

En 2018, le nombre global de permis de construire introduits a été en hausse, mais ceux introduits par des particuliers ont baissé. La maison unifamiliale construite avec son propre architecte baisse par rapport aux maisons construites par des promoteurs. Conséquence : un fabricant de briques et de tuiles, par exemple, vendait auparavant ses produits à 50.000 particuliers. Aujourd’hui, il n’en vend plus qu’à 40.000, ainsi qu’à une centaine de promoteurs, mais ceux-ci négocient les prix autrement. Cela entraîne un changement important dans les politiques commerciales mises en place.

Un des thèmes du salon cette année est le « new way of living », la nouvelle façon d’habiter. Un thème particulièrement à la mode par les temps qui courent…

On n’habite plus aujourd’hui comme on le faisait il y a vingt ou trente ans. Et le phénomène va encore aller en s’accentuant. Le « stop au béton » qui concentrera la construction dans les villes, les problèmes liés à la mobilité et au changement climatique et le fait que dans 20 ans, 80 % de la population mondiale vivra en ville sont autant d’éléments qui vont dans le sens d’un habitat groupé. Notre étude montre que les gens ont toujours envie de la maison 4 façades isolée avec un beau jardin mais, dans la réalité, ils la construisent de moins en moins. N’oublions pas non plus la digitalisation du secteur, un point plutôt positif car il devrait permettre à terme de faire baisser les coûts de la construction et de la rénovation. Elle permettra ainsi au grand public d’investir davantage dans des maisons moins énergivores.

 
 
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