Superbes photos d’un loup dans les Hautes Fagnes

En juin 2018, le Réseau Loup, coordonné par le Service public de Wallonie, via ses Départements de l’Étude du Milieu Naturel et Agricole (DEMNA) et de la Nature et des Forêts (DNF), avait mis en évidence la présence d’un loup dans les Hautes Fagnes grâce à des pièges photographiques. Des analyses ADN ont identifié par la suite la lignée d’Europe centrale d’un individu sans doute en dispersion depuis l’Allemagne. Le loup s’introduit donc épisodiquement dans notre pays (Limbourg, Hautes Fagnes), comme dans les pays voisins puisqu’il a déjà été observé quelques fois au Luxembourg.

En tout cas, la présence de ce loup a pu être à nouveau confirmée voici quelques jours par de nouveaux clichés pris sur le vif par Roger Herman, membre du Réseau Loup. Des clichés incroyables de netteté et de sérénité.

« L’individu, relate le ministre René Collin, est apparemment en bonne santé et visiblement trop occupé par la piste qu’il suivait que pour se tracasser de la présence d’un humain. Les images prises sont d’une telle qualité qu’elles ne laissent aucun doute quant à l’identification de l’espèce ».

Le cabinet du ministre Collin en profite pour rappeler les missions du Réseau Loup : la détection et l’analyse d’indices de présence, l’application des procédures standardisées, notamment en cas d’attaque d’ovins ou caprins, pour la collecte et la validation des données, la centralisation des données et la validation au niveau du SPW (DEMNA) et l’échange d’informations pertinentes et d’expériences avec les régions et pays voisins.

A titre préventif, l’arrêté du 8 octobre 1998 relatif à l'indemnisation des dommages causés par certaines espèces animales protégées a déjà été étendu aux dégâts éventuels causés par un loup, espèce protégée. «  Cette disposition légale permettra de prévenir des situations conflictuelles liées à des dommages occasionnés par le loup à l’élevage wallon. Par ailleurs le loup ne présente pas de danger pour la sécurité des personnes », conclut le ministre.

Sur le même sujet
Politique
 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Chan Bao - nom d’emprunt -, infirmière à Wuhan, a dû être hospitalisée d’urgence
: «
Pour la première fois, j’ai pensé que je pourrais mourir
».

    A Wuhan, le coronavirus décime le personnel soignant: «Mon étage est rempli de mes collègues»

  2. Aucune destination européenne n’a été placée sous un avis négatif du SPF Affaires étrangères. Autrement dit, pas question en l’état d’obtenir l’annulation et le remboursement du voyage qui avait été préalablement réservé.

    Italie, Espagne, Chine...: puis-je annuler mon voyage à cause du coronavirus?

  3. L’église Saint-Henri, à Woluwe-Saint-Lambert, doit faire l’objet d’une rénovation lourde, dont coût six millions.

    La Région bruxelloise met les églises à la diète

La chronique
  • Le destin tourmenté d’un ministre de la Culture en Flandre

    Depuis des années, la chanson « Mia » de Gorki, groupe de rock flamand néerlandophone, formé à Gand en 1989, se trouve au sommet des tops 1000 en Flandre. La chanson décrit, selon certains, l’ambiance véritable de la Flandre profonde avec les mots : « De middenstand regeert het land, beter dan ooit tevoren, Mia heeft het licht gezien, ze zegt, niemand gaat verloren » (« La classe moyenne gouverne le pays, mieux que jamais, Mia a vu le jour, elle dit que personne ne perdra »). Le chanteur du groupe, Luc De Vos, est retrouvé mort en octobre 2014 dans son appartement de travail, à Gand où il résidait. Dès 2007, les prix de récompenses musicales en Flandre ont été rebaptisés MIA, Music Industry Awards, un clin d’œil au tube de Gorki. Et c’est pendant la cérémonie de ces MIA que Jan Jambon, le ministre-président de la Flandre, mais également ministre de la Culture,...

    Lire la suite

  • Brexit, Saison 2 ou le retour du spectre du «no deal»

    L’aurait-on oublié qu’il ne serait pas inutile de se rappeler que la saga du Brexit est loin d’être une affaire close. Si le Royaume-Uni n’est bel et bien plus membre de l’Union européenne depuis le 31 janvier à minuit, ce n’est pas la fin de l’histoire. Dès lundi prochain s’engagera une négociation autrement plus difficile que le règlement du divorce : la tentative de s’accorder sur les modalités de la future relation entre Londres et l’UE avec, au cœur, un accord commercial. Et le moins que l’on puisse écrire au moment où les deux...

    Lire la suite