Avec l’assaut final sur le village de Baghouz, l’Etat islamique vit ses dernières heures

©AFP
©AFP

L’assaut final sur le village de Baghouz (est de la Syrie), considéré comme le dernier réduit territorial du groupe Etat islamique, est imminent. Il sera donné par les combattants antidjihadistes des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenus par la coalition internationale, dès que l’opération d’évacuation des civils, entamée il y a quelques jours, sera terminée. Vendredi encore, des journalistes sur place ont vu passer plus de 40 camions essentiellement remplis de femmes et enfants.

Le réduit où se terrent les irréductibles partisans de l’EI, pour la plupart des étrangers francophones, fait à peine un demi-kilomètre carré. C’est la dernière poche territoriale tenue par ce qui fut, il y a quelques mois encore, un proto-Etat avec une organisation politique, une police, des tribunaux, des ressources financières considérables et qui envisageait même de frapper sa propre monnaie. Est-ce dès lors la fin de l’ère Daesh ? « Il faut être précis, répond Jean-Charles Brisard, président du Centre d’analyse du terrorisme, ce n’est déjà pas la fin des combattants de Daesh. On en trouve encore dans la province d’Idlib ou à Azaz (nord-ouest d’Alep, NDLR), pour ne citer que ces deux exemples. Et s’il n’aura effectivement bientôt plus d’emprise territoriale, il continuera à avoir une emprise politique et psychologique importante. »

La menace ne disparaîtra pas

La menace de Daesh ne va pas disparaître, elle va évoluer. Elle a déjà évolué. « On est entré dans une phase de clandestinité pour ce groupe terroriste. Il n’en demeure pas moins dangereux : j’en veux pour preuve les nombreux attentats qu’il continue à perpétrer en Irak et en Syrie. Sans compter le nombre de djihadistes étrangers portés disparus. Djihadistes dont on peut penser qu’une partie d’entre eux se sont dispersés », dit encore Jean-Charles Brisard.

► L’ensemble de notre dossier est à lire sur Le Soir+.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Syrie_Repubblica

    Syrie: le papa qui transforme la guerre en un jeu pour distraire sa fille de l’horreur (vidéo)

  2. « Les sociétés installées dans notre pays ont régulièrement besoin de travailleurs étrangers spécifiques », explique Maggie De Block (Open Vld). « Grâce à notre simplification administrative, nous avons raccourci la procédure.
»

    Travailleurs étrangers: le gouvernement corrige le tir sur le permis unique

  3. Dans l’histoire de Mélusine Productions qui a débuté en 1998, « Zero impunity » est le film d’animation hybride le plus engagé à ce jour : il dénonce les crimes sexuels commis dans les zones de guerre.

    Festival Anima: les doigts de fée de l’animation

La chronique
  • Pourquoi le socialisme n’a jamais pris aux USA

    Après trois ans de harangues et d’imprécations contre Donald Trump, les choses sérieuses ont commencé pour l’opposition démocrate. Première étape, capitale : se choisir un(e) candidat(e) susceptible de rassembler une majorité d’Américains le 3 novembre prochain, pour battre le président sortant.

    Dans ce contexte, Bernie Sanders a entamé la course à l’investiture sur les chapeaux de roue : première place, ex aequo avec Pete Buttigieg, lors du caucus de l’Iowa et victoire dans la primaire du New Hampshire.

    Certes, le chemin est encore long jusqu’à la convention nationale de Milwaukee, prévue du 13 au 16 juillet, qui désignera le challenger de Trump. Mais ces succès du sénateur du Vermont, conjugués au départ catastrophique de Joe Biden – longtemps favori des sondages et du Parti – ont plongé l’appareil démocrate dans des abîmes de perplexité.

    Un sondage publié ce lundi sur le site de Newsweek aura sans...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: on en a tous marre

    Le Palais a donc une nouvelle fois sacrifié à ce qui devient hélas un rituel. La nomination d’un duo chargé de permettre la formation d’un gouvernement fédéral. Sabine Laruelle et Patrick Dewael sont la neuvième et dixième personnalité politique à s’y coller depuis les élections.

    Un constat d’échec

    C’est d’abord un constat d’échec. Après...

    Lire la suite