Elections au Congo: la Céni rejette les accusations de corruption contre ses dirigeants

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La Commission électorale (Céni) de la République démocratique du Congo a rejeté samedi les accusations de corruption et de violation des droits humains contre trois de ses dirigeants par les autorités américaines après les scrutins ayant consacré Félix Tshisekedi vainqueur de la présidentielle contestée par l’opposant Martin Fayulu.

Le gouvernement américain a accusé vendredi le président de la Commission électorale nationale indépendante, Corneille Nangaa, son vice-président, Norbert Basengezi et un conseiller du président, Marcellin Mukolo Basengezi, de s’être «  enrichis personnellement par l’usage de la corruption » et d’avoir violé les droits humains.

Le président de l’ancienne Assemblée nationale congolaise, Aubin Minaku, le chef des juges de la Cour constitutionnelle et les trois responsables précités de la Céni sont interdits d’accès au territoire américain.

La Céni rejette les allégations

La Céni «  rejette les allégations de corruption et/ou de violation des droits de l’Homme, d’abus ou d’atteinte à la démocratie dans l’exercice de sa mission » contre ses dirigeants, a écrit dans un communiqué Jean-Pierre Kalamba, rapporteur de cette institution.

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La Céni indique avoir appris « avec stupéfaction », cette décision du département d’État américain «  interdisant l’entrée dans l’espace américain » prise contre ses trois responsables.

La Céni rappelle que les élections générales du 30 décembre ont «  permis le transfert pacifique et démocratique mais aussi historique du pouvoir entre le président de la République sortant et le président élu ».

La Céni, puis la Cour constitutionnelle, ont proclamé Félix Tshisekedi vainqueur avec 38,5 % des voix, et l’autre opposant, Martin Fayulu, deuxième avec 34 %.

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