Bob Mould Sunshine rock

<span>Bob Mould</span> Sunshine rock

Tout est dans le titre ! L’ex-Hüsker Dü puis Sugar s’est installé en 2017 à Berlin. Après deux albums « inspirés » par le décès de ses parents, à quoi on ajoutera la disparition en septembre 2017 de Grant Hart, son complice de Hüsker Dü justement, il était temps pour lui de penser à des choses plus heureuses. Ces douze titres sont nés de cette énergie positive, essentiellement en trio (il joue avec la section rythmique de Superchunk).

Surprise : on a là des formats très « pop », dépassant rarement les trois minutes, mais tous portés par une énergie assez démentielle. Tenez, ce « Send me a postcard » emprunté à Shocking Blue, les Hollandais psychédéliques déjà repris par Bananarama (« Venus ») donne juste envie d’aller courir dans la rue en criant très fort ! La plage d’ouverture (et titulaire) reste parfaite pour tailler la route en poussant un rien plus sur le champignon. Et « I fought », pourtant une histoire de séparation (« It’s gone and I can’t find it/You’re gone and I can’t fight it ») n’en est pas moins sauvagement uplifting, avec son motif de gratte tournoyant et son rythme implacable.

En forme, Bob.

Le 12 mars au Depot (Louvain).

Le site de l’artiste.

Les autres titres en vidéo sur la chaîne YouTube de l’artiste.

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