«Vice», un film brillant injustement oublié des Oscars: nos critiques des sorties cinéma

«Vice», un film brillant injustement oublié des Oscars: nos critiques des sorties cinéma

Vice (Adam McKay)

Armé d’un casting incroyable, Adam McKay retrace l’histoire tout aussi incroyable de celui qui transforma l’Amérique. En tête, Christian Bale, qui signe encore une transformation physique inimaginable pour incarner Dick Cheney. Sur le ton de l’humour, McKay parvient à parler de thèmes cruciaux. Un film brillant, injustement oublié de la 91e cérémonie des Oscars.

Jusqu’ici tout va bien (Mohamed Hamidi)

Hamidi joue la carte du choc des contraires (banlieue face à Paris) et traverse tous les clichés pour mieux les tordre avec humour. C’est cousu de fil blanc mais l’énergie positive de toute cette bande de pieds nickelés qui évoluent sur une toile de fond sociale faite de discrimination et de violence fait mouche. Hamidi n’épargne personne mais gentiment, mettant en avant la solidarité et la mixité des cultures comme richesse humaine essentielle.

Miraï, ma petite sœur (Mamoru Hosoda)

Visuellement magnifique, ce conte initiatique tumultueux, basé sur la famille et les relations fraternelles, nous interroge sur la transmission de génération en génération. Le film, d’une belle approche psychologique et plein d’inventions formelles, n’est pas que cela. C’est aussi un portrait de la famille japonaise moderne. Entre réalisme et imaginaire, on tombe sous le charme de ce film de famille pour toute la famille.

Sang froid (Hans Petter Moland)

Hans Petter Moland mêle thriller et comédie noire, à mi-chemin entre Tarantino et les frères Coen, jouant autant sur le registre macabre qu’absurde. Ce n’est pas toujours très cohérent et le suspense fond comme neige au soleil, mais on s’amuse à compter les points.

Apprentis parents (Sean Anders)

Ado rebelle, môme piquant des crises et gamin gaffeur face à un couple qui n’a pas lu le mode d’emploi parental, voilà les ingrédients de base de cette comédie tirant autant sur la corde de la tendresse que de l’humour. Le déroulé des événements tumultueux filant tout droit vers un happy end n’a rien d’original.

Marie Stuart, reine d’Ecosse (Josie Rourke)

Si le sujet est intemporel et donc profondément contemporain, Josie Rourke fait le choix de la voie (peut-être un peu trop) sage et des dialogues souvent convenus. Très classique dans sa facture, le film permet toutefois à Saoirse Ronan de s’illustrer dans des registres toujours plus divers, confirmant un peu plus encore qu’elle est l’une des jeunes actrices à suivre.

 
 
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