Destexhe quitte le MR: Modrikamen appelle «à l’union des droites»

©Elio Germani/D.R.
©Elio Germani/D.R.

Fondateur et leader du Parti populaire, Mischaël Modrikamen réagit à l’annonce d’Alain Destexhe, et lance un appel l’union… « Je tends la main à Alain Destexhe. La dispersion des listes, les gens ne comprendraient pas. C’est l’heure de l’union des droites  ! »

Mischaël Modrikamen s’adresse à Alain Destexhe, et lance un appel l’unité à droite à Bruxelles et en Wallonie…

► Alain Destexhe quitte le MR et lance un nouveau parti, une « N-VA francophone »

Alain Destexhe quitte le MR, on se bouscule à la droite de la droite…

D’abord, si vous le permettez tout cela montre qu’il y a de sérieux problèmes au MR. Beaucoup de gens, et de cadres, ne pardonneront pas au MR d’avoir signé le Pacte de Marrakech et d’avoir provoqué la chute du gouvernement sur cette question. Ajoutez à cela le possible départ de Didier Reynders, qui est déjà démonétisé, et je dirais que les Michel pourraient faire les frais d’une lourde défaite dans trois mois. Ceci encore : dans le débat sur le climat, un Bouchez attaque Ecolo en disant que son programme coûtera 25 milliards, et pendant ce temps, un Crucke veut créer une banque climat dotée de 2.500 milliards ! On est en plein dans les contradictions. La réalité, c’est qu’après les cortèges et une certaine hystérie sur ce sujet, le MR court après je ne sais quoi un peu comme une poule sans tête. Donc, c’est ce MR-là qu’Alain Destexhe a pris la décision de quitter.

Avec lequel vous avez des convergences, vous avez eu des contacts ces derniers temps…

En effet. Il y a des convergences importantes, sur le maintien du nucléaire, sur la réduction des dépenses publiques, sur le frein ou le stop à l’immigration, même s’il y a des nuances entre nous. Et certaines différences, par exemple sur l’Europe : nous sommes eurosceptiques, pour notre part.

Soit. Que déduisez-vous de tout cela ? Alain Destexhe veut lancer son parti, semble-t-il…

Alain Destexhe est connu à Bruxelles, il l’est beaucoup moins en Wallonie, et nous sommes à un petit mois du dépôt des listes électorales et des signatures définitives pour prendre part aux élections… C’est très court, cela demande une grosse logistique, on ne se rend pas compte, on ne peut pas faire cela de bric et de broc. En face, nous, avec le Parti populaire, nous avons 5000 membres, 140 sections locales, 90.000 personnes qui nous suivent sur les réseaux sociaux, nos listes sont quasiment prêtes, nous avons un numéro national… Vous m’aurez compris : les gens attendent une vraie et forte offre politique de droite à Bruxelles et en Wallonie, ils ne veulent pas des querelles entre ego, et la dispersion peut mener à la défaite pour tous. Ne tombons pas dans la désunion. Je tends la main à Alain Destexhe. Nous allons chercher un électorat plus populaire, qui vient du MR comme du PS, lui peut parler à un électorat qui vient de la droite du MR, nous pouvons unir nos forces. En formant un seul parti. Ou bien un cartel. La formule, nous verrons. L’essentiel, pour les gens, c’est l’union des droites !

S’il repousse l’offre ?

Je l’ai dit, nous sommes prêts, nous avons nos militants, nos listes, nous avancerons sereinement. Mais, je le répète, les électeurs attendent l’unité à droite.

 
 
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