Ancêtres à l’encan!

La vente d’Artcurial Motorcars, une filiale du groupe Artcurial bien connu pour ses ventes d’œuvres d’art opérées depuis Paris, a tenu ses sessions annuelles de dispersions d’automobiles lors du dernier salon Rétromobile. Du 5 au 9 février, ce dernier en était à sa 45e édition et ce sont plus de 132.000 visiteurs qui ont arpenté les halles de Paris Expo à la Porte de Versailles pour admirer le millier d’automobiles exposées. Quant à la vente principale d’Artcurial, elle avait lieu le 8 février. Des 147 lots proposés, 68 % furent vendus et l’on a pu enregistrer le troisième prix mondial pour une automobile d’avant-guerre, l’Alfa Romeo 8C 2900 B Touring de 1939 payée plus de 16,7 millions d’euros ! Mais le « ticket d’entrée » se situait déjà sous les 11.000 euros. En effet, un amateur est ainsi reparti contre 10.700 euros avec un modèle de tricycle à moteur Ducati que l’on pense unique ; il est habillé par le carrossier français Dick, et était estimé entre 10 et 15.000 euros.

Enchères remarquables

Outre la belle Alfa Romeo vendue au niveau de son estimation basse, plusieurs belles machines ont atteint des enchères remarquables. L’on retiendra ainsi la vente d’un spyder Serenissima de 1966 à plus de 4,2 millions, bien au-delà de son estimation de 1,3 à 1,8 million d’euros. Il s’agissait du seul survivant des deux seuls exemplaires construits, ce qui lui valait un catalogue tiré à part.

Beau résultat également, conforme à l’estimation, pour une Mercedes-Benz SLR Stirling Moss Edition de 2009 pour laquelle un amateur acquitta plus de 2,6 millions. Il s’agissait de la dernière création née de la coopération entre McLaren et la firme allemande.

Et aussi…

Alfa Romeo était décidément à l’honneur chez Artcurial, puisque la quatrième meilleure enchère revient à la marque italienne, ex aequo d’ailleurs avec une autre voiture conçue dans le même pays, une Ferrari 250 GT/L « Lusso » de 1964. L’Alfa 6C 1750 Gran Sport roadster Corsica, quant à elle, datait de 1930. Toutes les deux se sont échangées au niveau de leur estimation basse et furent payées un peu sous le million d’euros, à 977.400 euros.

Pour une bonne trentaine de milliers d’euros en moins, il était possible de repartir au volant d’un prototype « Brutus » d’une Porsche 916 de 1971. Enfin, sept véhicules, parmi lesquels cinq de la marque Voisin, une Hispnano-Suiza carrossée à Lyon et une Panhar et Levassor, avaient été classés « monument historique » par la France, ce qui n’a pas beaucoup aidé à les vendre à leur juste valeur. Seule l’Hispano-Suiza a véritablement tiré son épingle du jeu avec un résultat de 216.900 euros.

Sotheby’s

Notons que Sotheby’s tint également le marteau deux jours plus tôt, également à Paris, et que 32,4 millions furent engrangés, ce qui constitue le meilleur chiffre d’affaires pour une vente parisienne de ce type pour la maison américaine. La palme revint à une Ferrari F40 LM qui changea de mains contre plus de 4,8 millions d’euros, soit à hauteur de son estimation basse. L’on observa 16 enchères millionnaires, contre trois chez Artcurial, mais aucune n’atteignit la prouesse de la vente de l’Alfa Romeo proposée par la maison de ventes des Champs-Elysées. Pour un peu plus de 3 millions d’euros, l’on pouvait ainsi repartir avec un spyder Porsche 550 RS de 1956, sous son estimation de 3,8 à 4,3 millions.

Retromobile a donc eu un effet très positif sur ces ventes aux enchères. Bonhams en a d’ailleurs aussi profité, le 7 février en proposant au Grand Palais pas moins de 343 lots pour un produit total de près de 12,5 millions d’euros. Le meilleur prix, près de 1,6 million, alla à un cabriolet 540 K Mercedes-Benz de 1939.

 
 
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