L’ONU est formelle: la Belgique ne pouvait pas libérer les fonds libyens

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Selon l’Organisation des Nations unies, la Belgique ne pouvait pas libérer les centaines de millions d’intérêts que les fonds libyens gelés ont générés. Le comité du Conseil de sécurité de l’ONU concernant la Libye a tranché la question définitivement dans une note du 17 décembre 2018, selon De Standaard, Het Nieuwsblad, Gazet van Antwerpen et Het Belang van Linburg.

La Belgique pouvait-elle laisser s’envoler un montant de 1 à 2 milliards vers la Libye ? Le parlement belge se penche depuis plusieurs mois sur cette question. Il s’agit des intérêts estimés qu’ont générés les 12 milliards de fonds libyens gelés sur demande de l’ONU lors de la chute de Mouammar Kadhafi en 2011.

Le comité des Nations unies concernant la Libye a tranché : libérer les intérêts va à l’encontre du régime de sanctions. Son avis a été rendu le 17 décembre et contient une demande explicite à la Belgique. Mais le document était resté sous le radar jusqu’ici.

Le 14 février, soit deux mois après la publication de cette note de l’ONU, le Premier ministre Charles Michel a déclaré devant le Parlement que le gouvernement était « tout à fait disposé à partager les informations » dont il disposait.

Interrogé par De Standaard, le Premier ministre n’a pas souhaité dire s’il était au fait de cette note ou non.

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