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Batibouw 2019: de nouvelles tendances pour l’habitat belge

Ces dernières années, le logement change et de nouvelles formes d’habitat apparaissent. Parmi les diverses tendances, on remarque principalement un retour en ville, une réduction des superficies ou encore le développement de modes de vie communautaires.

Temps de lecture: 4 min

Prix de l’immobilier et de l’énergie, éclatement des ménages, accroissement et vieillissement démographique, problèmes de mobilité… De nombreux éléments dans la société poussent aujourd’hui l’habitat belge à s’adapter et à prendre de nouvelles formes. Le cadre légal va aussi dans ce sens puisque la Flandre et la Wallonie ont décidé d’appliquer respectivement d’ici 2040 et 2050 un « Stop au béton » qui limitera drastiquement dans les prochaines années l’étalement urbain et la transformation d’espaces naturels en zones bâtissables. Les constructeurs devront donc se concentrer sur les terrains existants, réhabiliter d’anciens sites industriels ou encore démolir de vieux bâtiments pour les remplacer par de nouveaux plus hauts et avec des logements plus denses.

Ces évolutions sont déjà en marche chez plusieurs promoteurs même si la villa quatre façades reste encore le rêve de beaucoup de Belges. A Batibouw, les allées du Palais 8 réservé aux entreprises de construction et de rénovation restent en effet très imprégnées par les maisons classiques, même si quelques changements sont palpables dans l’offre proposée. Le Salon entend en effet s’intéresser au « New way of Living » (nouveau mode de vie), qu’il a sélectionné parmi ses thèmes cette année. Focus sur trois grandes tendances qui touchent aujourd’hui l’habitat.

1 Retour en ville Aujourd’hui, de plus en plus de citoyens souhaitent habiter à proximité de facilités, transports et autres services. Plutôt que de s’isoler à la campagne, ils préfèrent se tourner vers les villes ou leur périphérie, ou encore vers des communes plus petites mais qui peuvent offrir ce genre d’avantages. A Bruxelles, on observe par exemple que le centre-ville connaît un regain d’intérêt et un accroissement de population qu’il n’avait plus connu depuis plusieurs décennies.

Dans plusieurs communes, ce retour en ville est encouragé par des projets de réhabilitation de zones industrielles et friches qui transforment des endroits délaissés en nouveaux quartiers attractifs. On remarque aussi que les seniors font partie des acteurs de ce retour en ville : après le départ de leurs enfants, beaucoup d’entre eux quittent en effet leurs maisons de campagne devenues trop grandes pour se tourner vers des appartements à proximité de toutes les facilités.

2 Des surfaces réduites Aujourd’hui, les appartements ont de plus en plus de succès – y compris à la campagne – alors que les villas quatre façades ont laissé place aux maisons qui n’en comptent que deux ou trois. « Nous n’avons pas le choix que de présenter des biens 2 et 3 façades car nous devons respecter de nombreuses législations, des normes énergétiques et des restrictions en termes de densité de population qui nous sont imposées au niveau régional », explique Virginie Maury, manager ventes au sein de Thomas & Piron. L’aspect financier incite aussi à cette évolution, ainsi qu’à la réduction des superficies des biens. En Belgique, la taille moyenne des logements a ainsi diminué de près de 20 % entre 2001 et 2016, passant de 118 m2 à 97 m2. « Les nouvelles normes énergétiques sont de plus en plus poussées, elles coûtent cher et impactent inévitablement le portefeuille des clients. Mais aujourd’hui, on est conscient que le gaspillage énergétique a également un coût…  », complète Jean-Marc Bergamini, manager ventes chez le même promoteur. Cette réduction des superficies permet donc, dans une certaine mesure, de maintenir le logement abordable financièrement. Elle implique par contre de repenser plusieurs éléments de l’habitation comme la présence d’un garage, l’organisation des espaces ou encore la taille des chambres.

3 Un aspect communautaire Pour des raisons financières mais aussi pour ne pas être seules, de plus en plus de personnes optent pour un mode de vie communautaire. Alors que celui-ci était jusqu’à présent essentiellement adopté par les étudiants, il s’étend désormais à une population de plus en plus large comme les jeunes actifs ou les personnes âgées en quête d’une alternative aux maisons de repos. L’habitat communautaire prend aussi des formes de plus en plus variées comme le coliving qui mêle colocation et coworking, ou encore les habitations kangourou qui réunissent plusieurs générations sous un même toit. On observe aussi que de plus en plus de projets d’immeubles ou de quartiers intègrent des salles collectives (espace de jeu et de fête, etc.) ou mutualisent des zones plus fonctionnelles comme par exemple un jardin, une buanderie, un atelier…

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