Attentat au Musée juif: l’étonnante défense des avocats de Nemmouche

© Igor Preys
© Igor Preys

Après avoir sous-entendu tout au long du procès de l’attentat au Musée juif de Belgique que le principal accusé, Mehdi Nemmouche, allait s’exprimer sur les faits, son avocat Me Courtoy a dit jeudi qu’une telle situation « l’étonnerait ». L’avocat, qui a entamé sa plaidoirie en matinée devant la cour d’assises de Bruxelles, estime jusqu’à présent avoir « aligné tout le monde » et que les éléments avancés par la défense provoquent « une boucherie » pour les conseils des parties civiles.

Concernant sa thèse principale, selon laquelle « un deuxième homme » aurait tendu un piège à Mehdi Nemmouche, il a affirmé dans la salle des pas perdus qu’ils étaient « bien plus que deux ». « On les voit partout d’ailleurs. Il y a des alarmes qui se désactivent, des guetteurs… les gars en bagnole, Nemmouche qui arrive de l’autre côté avec son sac de couchage… c’est une histoire de merde. On le sait tous. »

Le pénaliste a promis d’expliquer « certaines choses », « mais attention, on veut rester en vie aussi », a-t-il commenté, ajoutant plus tard qu’il ne se risquerait pas à diffuser des portraits-robots.

Attaque et volte-face

Il s’est globalement montré satisfait de la première moitié de sa plaidoirie. Attaquant une nouvelle fois ses confrères des parties civiles sur leur connaissance des faits « de piètre facture intellectuelle », il a affirmé avoir « fait voler en éclats » toutes leurs théories. « Il m’a fallu 30 secondes par théorie, c’est dire si elles étaient solides », a-t-il commenté.

A la question de savoir si Mehdi Nemmouche allait finalement prendre la parole, comme il l’a sous-entendu à plusieurs reprises en s’adressant à la présidente de la Cour, Me Courtoy a déclaré : « il faudra attendre, mais ça m’étonnerait fort ».

 
 
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