La FGTB wallonne se dirige vers un rejet du projet d’accord interprofessionnel

La FGTB wallonne se dirige vers un rejet du projet d’accord interprofessionnel

Le Bureau de la FGTB wallonne se réunissait ce jeudi 28 février et a procédé à une première analyse du projet d’Accord interprofessionnel (AIP). Une majorité d’avis négatifs se dégage en l’état actuel du texte, selon un communiqué.

En cause, trois éléments majeurs sont évoqués par la FGTB :

– une marge salariale insuffisante  : après la réussite de la grève du 13 février, les membres du Bureau wallon jugent la marge salariale de 1,1 % beaucoup trop faible. Cette marge (issue de quelques corrections techniques) ne permet pas aux travailleurs et travailleuses d’obtenir leur juste part des richesses créées et de répondre aux aspirations visant à restaurer le pouvoir d’achat ;

– l’association du dossier de la « liaison au bien-être » aux négociations de l’AIP. « L’évolution des allocations sociales ne peut en aucun cas servir de monnaie d’échange, conformément aux balises que nous avions posées dès l’entame des pourparlers », estime le bureau ;

– enfin, « l’augmentation du salaire minimum de 1,1 % (soit 10 centimes/heure) n’est pas recevable pour la plupart des membres du Bureau de la FGTB wallonne. Dans un contexte où le pouvoir d’achat est au cœur des mobilisations sociales et alors que la FGTB, dans toutes ses composantes, est activement impliquée dans le mouvement international pour un salaire minimum à 14 €/h (fight for 15 $ dans d’autres pays), il serait indécent de présenter cette infime augmentation comme une avancée ».

La FGTB estime qu’il est « très probable qu’au terme de ces consultations, la tendance exprimée au Bureau de ce matin se confirme et qu’une majorité se dégage à la FGTB wallonne pour rejeter le projet d’AIP. »

 
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