Trois partis, dont le CDH, demandent l’exclusion d’Orban du PPE

Trois partis, dont le CDH, demandent l’exclusion d’Orban du PPE

Le président du CDH, Maxime Prévot, son collègue du CD&V, Wouter Beke, ainsi que leur homologue luxembourgeois (Frank Engel, président du CVS) ont demandé ensemble l’exclusion de Viktor Orban et de son parti (Fidesz) du PPE, le Parti populaire européen. Il n’est pas impossible, et même probable, que le président du PSD portugais, Rui Rio, et celui du CDA néerlandais, Rutgen Ploum, appuient la démarche de leur côté. La Suède aussi pourrait suivre.

C’est le courrier adressé mardi aux dirigeants des partis membres du PPE et présentant la dernière campagne « anti-Bruxelles », anti-Juncker et anti-George Soros du gouvernement hongrois qui a fait déborder le vase. Cette campagne, baptisée « Vous avez aussi le droit de savoir ce que Bruxelles prépare », affirme que l’Union européenne veut « faciliter la migration grâce aux visas migratoires », « donner encore plus d’argent aux organisations favorisant la migration », « lancer des programmes de migration expérimentaux avec les pays africains », « mettre en œuvre les quotas de relocalisation obligatoires »…

Après avoir fâché à plusieurs reprises ses collègues du PPE, après des demandes d’exclusion de certains partis membres, cette campagne pourrait cette fois signifier le renvoi du Fidesz et d’Orban du PPE.

« Oui, cette campagne anti-Juncker constitue la goutte d’eau, nous confirme Maxime Prévot. C’est scandaleux ! Cela fait quelques années que le CDH exprime son malaise par rapport au PPE tel qu’il est composé aujourd’hui. Un moment, il faut faire des choix. Le PPE doit assumer ses valeurs et des limites ne doivent plus être franchies. C’est mon optique : ça suffit ! Je n’ai pas envie d’associer mon parti au discours populiste et de bashing anti-européen. Nous sommes très pro-européens. Et j’ai partagé mon indignation avec d’autres partis européens. »

La Commission européenne décidée à se battre « point par point » contre Orban

La Commission européenne a décidé de se battre « point par point » contre la campagne europhobe lancée par la Hongrie à trois mois des élections européennes et a publié jeudi un argumentaire sur les réseaux sociaux réfutant les allégations du Premier ministre Viktor Orban.

«  Nous regrettons de devoir le faire, mais nous estimons que le peuple hongrois mérite la vérité sur ce que fait la Commission », a expliqué la porte-parole adjointe de l’exécutif bruxellois, Mina Andreeva.

 
 
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