Le nombre d’incidents antisémites a pratiquement doublé en un an en Belgique

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Pour la quatrième fois en 10 ans, Unia, le centre pour l’égalité des chances, a traité plus de 100 cas d’antisémitisme l’année écoulée. Le nombre d’incidents antisémites a pratiquement doublé entre 2017 et 2018, passant de 56 à 101. «  Ces chiffres s’inscrivent dans une tendance légèrement à la hausse depuis 2008 », affirme le directeur d’Unia, Patrick Charlier.

L’antisémitisme est le plus fréquent sur Internet. Le nombre de dossiers dans cette catégorie a quadruplé en un an pour atteindre 32 l’année dernière. «  Cela va du post sur le complot juif à celui sur Hitler qui n’aurait pas achevé son travail », souligne Unia.

En France, les actes antisémites sont en très forte hausse

Le centre a également traité 31 dossiers relatifs à des propos négationnistes et 15 à des agressions verbales ou des menaces proférées à l’égard de personnes identifiées comme juives. Six actes de vandalisme ont par ailleurs été recensés en 2018, contre un seul en 2017.

« Une résolution pour combattre l’antisémitisme »

Cette augmentation peut s’expliquer par le fait que «  nous évoluons vers une société de la confrontation et que davantage de citoyens connaissent le rôle d’Unia en tant que défenseur des droits humains », avance Unia.

Dès la mi-mars, une cellule devrait être mise sur pied pour assurer la surveillance de l’antisémitisme en Belgique. Unia salue l’initiative des ministres Kris Peeters et Koen Geens de réentamer les consultations en ce sens. « L’adoption par le Sénat d’une résolution pour combattre l’antisémitisme constitue également un signal fort qui va dans le même sens », conclut Unia.

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