Taxer l’aérien rapporterait près d’un milliard par an à la Belgique

© Pierre-Yves Thienpont | Le Soir
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L’information que Le Soir révélait ce samedi n’est pas passée inaperçue, même au-delà des frontières de la Belgique. Ce mardi, à l’occasion d’un conseil des ministres de l’Environnement, notre pays s’apprête à demander à ses partenaires européens d’ouvrir un débat en vue d’établir « une taxation juste et correcte » du transport aérien. Cela pourrait prendre la forme d’une TVA sur les billets d’avion qui en sont actuellement exemptés. Ou d’une taxation (accises) sur le kérosène, également libre de toute taxe.

L’intérêt de l’opération ? Il s’agirait d’appliquer, comme pour d’autres produits ou services, le principe du pollueur-payeur. Et ce faisant, d’entamer l’avantage concurrentiel dont bénéficie l’aérien sur les autres moyens de transport plus « verts » comme le chemin de fer, sur des moyennes distances. Par ailleurs, il y a un enjeu financier à la clef. Selon l’ONG Transport & Environment, imposer une taxe au taux minimum de 0,33 centime/litre sur le kérosène utilisé pour des vols domestiques intra-européens rapporterait chaque année 9,5 milliards d’euros supplémentaires (à l’échelle européenne). Appliquer une TVA de 15 % sur les billets d’avion – un renchérissement de 12 euros pour un trajet qui en coûte 80 aujourd’hui – rapporterait 17 milliards supplémentaires. Et une taxe sur les billets, comme dans de nombreux pays à travers le monde, de 10 euros pour les vols intra-UE et 20 euros pour les vols extérieurs rapporterait encore 11 milliards chaque année. Pour la Belgique, le pactole approcherait le milliard d’euros.

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