Charles Michel «soutient» les propositions de Macron pour un nouvel élan européen

Charles Michel «soutient» les propositions de Macron pour un nouvel élan européen

Le Premier ministre Charles Michel « soutient » les propositions avancées lundi soir dans une tribune par le président français Emmanuel Macron pour donner un nouvel élan au projet européen, a-t-il expliqué à l’agence Belga.

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Renaissance et nouvel élan, même combat

Interrogé par nos soins lundi en fin de soirée après la divulgation de la tribune du président français, le Premier ministre Charles Michel a dit apporter « un large soutien à cet appel, qui correspond amplement à des opinions ou propositions que j’ai exprimées lors de mes interventions au Parlement européen l’an passé, au Parlement belge, à la tribune des Nations unies où j’avais appelé à une grande alliance entre l’Europe et l’Afrique, et plus récemment au Collège d’Europe à Bruges, où j’ai proposé l’instauration d’un salaire minimum européen. Je parle depuis un certain temps d’un nécessaire nouvel élan européen, je me retrouve donc dans l’appel d’Emmanuel Macron à une Renaissance européenne. » Le Premier ministre avait été le premier dirigeant à affirmer lors d’un sommet européen que l’appartenance à la zone Schengen devait aller de pair avec l’acceptation d’une réforme du droit d’asile.

« Réenchenter l’Europe »

Mais le projet, tel qu’il est décliné par Emmanuel Macron dans son texte, ne risque-t-il pas de mal étreindre à vouloir embrasser trop de sujets ? « Pas du tout, réplique Charles Michel. Dans le moment où nous sommes, il n’y a pas d’autre choix que le volontarisme et l’action. Et son appel n’est pas un texte fourre-tout : il est axé sur quelques priorités essentielles que sont la sécurité – avec les idées de Conseil européen de sécurité et de traité de défense très importantes – le développement économique doublé d’un bouclier social, et ce que j’appelle pour ma part un “green deal”, avec notamment cette idée de banque verte européenne. »

S’il ne peut évidemment être envisagé de commencer à discuter concrètement de la mise en œuvre de ces propositions à trois mois des élections européennes, Charles Michel estime qu’elles ont des chances de l’être d’ici la fin de l’année, lorsque la nouvelle Commission européenne sera entrée en fonction. Quant à la méthode consistant à faire précéder les travaux institutionnels par des consultations citoyennes, le Premier ministre belge estime qu’il capital de « ne pas réserver cette mobilisation aux institutions, mais d’aller la chercher auprès des citoyens. C’est comme cela qu’on aura des chances de réenchanter l’Europe ».

 
 
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