L’Église n’assume toujours pas le fait que les personnes soient sexuées, selon l’évêque de Liège

© Thomas Van Ass
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Plus d’une semaine après le sommet inédit au Vatican sur les abus sexuels perpétrés sur des mineurs, l’évêque de Liège estime que même si « un seul sommet ne va pas régler tous les problèmes, (…) l’iceberg commence à se démanteler ».

« Je comprends que les victimes ne soient pas satisfaites (…) mais en même temps, cet événement permet d’échanger les expériences et de prendre conscience de la gravité des choses », a partagé Jean-Pierre Delville à la Première.

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La sexualité : toujours un tabou ?

L’évêque de Liège considère que l’Église a du mal à assumer le fait que les personnes soient sexuées : « Il faut reconnaître que chaque personne est sexuée quel que soit son état de vie. Chacun, à un moment donné, doit gérer sa sexualité. Il est donc très important qu’il y ait des formations et des éclairages », affirme-t-il.

Il perçoit cependant « un craquement » sur ce sujet très tabou, « qui n’était auparavant même pas porté à la conscience ».

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« Il y a désormais une prise de parole, certes parfois chaotique et critique, (…) mais on se trouve dans une époque dans laquelle on passe du sentiment de tabou à un sentiment de conscience », explique le prêtre belge.

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