Accident à Rhode: la polémique sur l’envoi des secours se poursuit

La rapidité des interventions est fondamentale dans la mission de secours et elle dépend aussi d’une communication efficace.
La rapidité des interventions est fondamentale dans la mission de secours et elle dépend aussi d’une communication efficace. - Pierre-Yves THIENPONT.

Ce n’est pas la première polémique entre pompiers de Bruxelles et de Louvain, loin s’en faut même. Mais elle renvoie toujours à cette même discussion sur la communication entre les deux zones de secours et, partant, l’envoi des véhicules d’intervention.

C’est l’accident mortel de Rhode-Saint-Genèse du 17 février qui relance les critiques. On est en Brabant flamand, c’est donc la centrale 112 de Louvain qui reçoit le premier appel, à 1h07.

Elle contacte alors les ambulances basées à Braine-l’Alleud. Ce qui ne manque pas d’étonner les pompiers bruxellois, le poste de Chenaie (Uccle) étant plus proche. Explication ? La différence d’appréciation se situe… dans les logiciels. Celui de Louvain désigne en effet le poste du Brabant wallon comme « plus rapide au niveau du temps ». Ce que confirme, à la Chambre, Pieter De Crem, demandant instamment « qu’on arrête de sous-entendre que la centrale de Louvain a commis des erreurs ».

Cécile Jodogne, secrétaire d’Etat (Défi), réclame alors au ministre de l’Intérieur, compétent en la matière, « que logiciels et systèmes d’intervention soient uniformisés ». Pieter De Crem assure que « les centrales d’urgence 112 vont progressivement quitter leur fonctionnement purement provincial et s’inscrire dans un fonctionnement supra-provincial. » Ce qui nécessite qu’elles utilisent toutes les mêmes techniques de dispatching.

Comment (et quand) Bruxelles se connectera au réseau général

 
 
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