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Environnement: la monnaie verte sans inflation?

En achetant des obligations pour financer des projets environnementaux, la BCE ne créerait pas de nouvelle monnaie, elle ne ferait que réorienter les flux financiers et n’engendrerait donc pas d’inflation. Qu’attend-elle pour passer à l’acte ?

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Chroniqueur Temps de lecture: 5 min

Dans quelle mesure l’argent créé par la banque centrale peut-il être utilisé pour financer des investissements dans l’environnement ? C’est une question qui est souvent posée aujourd’hui. Les activistes verts répondent avec enthousiasme que la banque centrale, et en particulier la Banque centrale européenne (BCE), devrait agir et stimuler le financement des investissements environnementaux par le biais de la création de monnaie. La BCE a ajouté 2.600 milliards d’euros de nouvelle monnaie depuis 2015 dans le cadre de son programme d’assouplissement quantitatif (QE). Tout cet argent est allé à des institutions financières. Pourquoi la BCE ne peut-elle pas injecter l’argent dans des investissements environnementaux au lieu de le verser dans le secteur financier ?

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2 Commentaires

  • Posté par Philippe Arnould, mardi 5 mars 2019, 19:18

    Le problème, c'est que l'argent des qe européens n'a pas inondé les marchés, les banques ont emprunté et mis cet argent en sécurité, en tant que réserve, parce qu'on était dans un contexte déflationniste. Le principe du système de banque centrale est que les banques achètent avec des collatéraux qu'elles ont elle même acheté sur le marché, et évalué par le marché et que les banques investissement cet argent dans des projets qui créent de la valeur, compensant l'effet d'inflation, pour chaque argent mis sur le marché, il y a création de production. Mais en soi, il y a création de monnaie. Que la bce achete directement au trésor, la, ce serait l'horreur. Une institution qui achète avec de la monnaie imprimée ex nihilo, selon se desideratas, des titres à une administration qui peut les imprimer de la même façon ? C'est à porte ouverte à toutes les fenêtres...

  • Posté par Philippe Arnould, mardi 5 mars 2019, 19:49

    En fait, les QE, LTRO et tout ça, ce sont des opérations d'open market (c-a-d, l'achat ou la vente définitive de titres sur le marché). Que la banque centrale achète directement à l'émetteur d'obligations publiques, on n'est plus du tout en situation d'open market. Autant imprimer carrément pour payer les travaux. C'est comme ça que ça se passe-ait au Vénézuela, Zimbabwe, Weimar, etc.

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