Toujours pas de journal «L’Avenir» ce mercredi, le site web à l’arrêt

Toujours pas de journal «L’Avenir» ce mercredi, le site web à l’arrêt

Le personnel de « L’Avenir » a voté la non-parution du journal ce mardi et ce mercredi, peut-on lire sur le site web du quotidien. Cet arrêt de travail fait suite à l’annonce de plusieurs licenciements secs que le personnel estime « ciblés ».

Ce mouvement fait suite à l’annonce par la direction de licencier, avec effet immédiat, trois personnes de la rédaction, dont le chef de service des pages de l’info nationale, « dans lesquelles tout ce qui a déplu à Nethys est paru », écrit la Société des Rédacteurs (SDR) dans un communiqué.

L’annonce de ces trois licenciements s’inscrit dans un plan global de restructuration au sein de « L’Avenir ». Le choix des personnes ciblées par ces licenciements laisse à penser qu’il existait bel et bien une liste noire, estime la rédaction, malgré les messages de la direction affirmant le contraire.

La rédaction privée de communication

Par ailleurs, la rédaction de « L’Avenir » est privée de communication depuis lundi soir, a dénoncé mardi la Société des Rédacteurs du journal (SDR). Soutenue par l’Association des Journalistes professionnels (AJP), elle a convoqué la presse mardi à Namur afin d’expliquer son incompréhension face au licenciement sec de trois journalistes. Il a également été confirmé que deux assemblées générales se tiendront mercredi : l’une sous l’égide de la SDR et l’AJP, l’autre des syndicats, qui devaient rencontrer la direction mardi.

« Tout le système informatique est verrouillé, plus rien ne peut être publié sur le site de « L’Avenir », ni sur les réseaux sociaux », a déploré Emmanuel Wilputte, président de la SDR. « C’est un véritable lock-out, on nous empêche clairement de nous exprimer. »

« Des journalistes avaient marqué leur accord pour un départ volontaire. Mais plutôt que de se tourner vers cette solution acceptable pour tous, la direction a préféré ciblé les personnes qui ont pris position à son encontre dans le conflit qui nous oppose », estime M. Wilputte, tandis que la direction dément fermement toute « liste noire ».

Les rédactions du Soir et de la Libre Belgique ont marqué publiquement leur soutien à celle de « L’Avenir ». Fin février, l’AJP avait déjà adopté à l’unanimité une motion de soutien aux journalistes des Editions de « L’Avenir ».

 
 
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