Licenciements à «L’Avenir»: le personnel décide de la reprise du travail pendant deux jours

Licenciements à «L’Avenir»: le personnel décide de la reprise du travail pendant deux jours

Le personnel des Editions de « L’Avenir », réuni jeudi matin en assemblée générale, a décidé à 109 voix pour, 0 contre et 15 abstentions, de la reprise du travail ces mercredi et jeudi, après deux jours de grève, a-t-on appris auprès de la Société des Rédacteurs (SDR) et de l’Association des Journalistes Professionnels (AJP).

La reprise du travail pendant deux jours a été décidée « en signe d’ouverture », de manière à ce que l’AJP et la SDR puissent être associées aux négociations menées par ailleurs par la direction et la délégation syndicale. Ces derniers doivent en effet se rencontrer jeudi.

« La négociation doit porter sur la réintégration des journalistes licenciés », précisent la SDR et l’AJP. « Cette reprise du travail est liée à la levée du lock-out numérique et à la garantie que de telles mainmises sur l’outil de travail des journalistes ne se produiront plus à l’avenir », ajoutent-elles.

L’AG a voté une grève ce vendredi si les revendications ne sont pas rencontrées, préviennent les deux associations.

Le système informatique de l’entreprise déverrouillé

Les membres du personnel des éditions de « L’Avenir » étaient partis en grève lundi soir, après l’annonce de trois licenciements de journalistes qu’ils estiment « ciblés ». Le quotidien n’est pas paru ni mardi ni mercredi. En outre, la Société des Rédacteurs du journal (SDR) a indiqué mardi que le système informatique de l’entreprise avait été verrouillé et que plus rien ne pouvait être publié sur le site de L’Avenir ou sur les réseaux sociaux. Ce verrouillage a été levé mercredi matin.

La direction a nié dès lundi tout licenciement ciblé. « Les trois personnes qui doivent quitter l’entreprise ont été choisies sur des bases exclusivement objectives et liées à la réorganisation et la simplification des structures rédactionnelles, dans un schéma de renforcement des pôles régionaux et de réduction du pilier ’infos générales’. Il faut arrêter de faire courir le bruit qu’il s’agirait d’une liste noire qui n’existe tout simplement pas », avait-elle ajouté.

De son côté, le ministre des Médias en Wallonie-Bruxelles, Jean-Claude Marcourt a demandé « toute la clarté » sur l’existence ou non d’une liste noire de journalistes.

En décembre, le personnel et la direction s’étaient accordés sur le départ de 45 équivalents temps plein, dont 31,74 au sein de la rédaction du média. La tension est remontée d’un cran ces dernières semaines sur la question des licenciements secs.

 
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