MRO Group, un service d’aide à la carte

Le projet Elite House. En médaillon
: Michel Rossignon (à droite), associé avec Jean-François Méan sur MRO International.
Le projet Elite House. En médaillon : Michel Rossignon (à droite), associé avec Jean-François Méan sur MRO International. - Genval Architecture.

Quand on a roulé sa bosse pendant des années chez Duchêne, puis chez Blaton, on en connaît forcément un brin en matière de construction. Et, bien sûr, ça aide quand on décide de faire cavalier seul et de lancer sa propre entreprise.

Michel Rossignon peut en témoigner. Lorsqu’il décide de lancer MRO Group en 2015, il ne met pas longtemps à recueillir une réponse rapide et favorable du marché. « Aujourd’hui, il manque souvent le chef d’orchestre sur un projet ou un chantier, même pour les plus petits d’entre eux, explique-t-il. C’est pourquoi lorsque j’ai voulu me lancer à mon compte, je me suis dit qu’il y avait une place à prendre. Aujourd’hui, la boîte compte 11 personnes, toutes indépendantes, et nous gérons 25 chantiers en tous genres. »

Project manager, maître d’ouvrage délégué, surveillant de chantier : MRO Group est tout ça à la fois à travers sa filiale MRO Projects. « On supervise la construction de beaucoup d’appartements, à Bastogne, Rocourt, Verviers ou Marche-en-Famenne où est justement établie la société, poursuit Michel Rossignon, ingénieur de formation et Famennois pure souche. Mais nous sommes également actifs dans la construction de maisons de repos ainsi que de quelques logements au Grand-Duché de Luxembourg. »

Aujourd’hui, le secteur de la construction fait de plus en plus appel à des project managers, ces profils capables de mener un projet de A à Z. « Et le travail séparé devient toujours plus privilégié, intervient notre interlocuteur. De nos jours, vous pouvez croiser à différents moments d’un chantier l’entrepreneur en charge du gros œuvre, celui qui s’occupe du volet électricité, un autre encore qui s’occupe du parachèvement, et ainsi de suite. Alors, forcément, un pilote d’avion devient essentiel. »

Parmi les chantiers dont il s’occupe, Michel Rossignon en cite deux en particulier, menés à Bruxelles pour le compte de Vastint, le bras immobilier d’Ikea : l’Elite House à la porte de Namur et l’hôtel Moxy à Ixelles. Le premier prévoit la construction de 7.000 m2 équitablement répartis entre des bureaux et des commerces à la place de l’ancien Quick. Budget : 10 millions d’euros. Le second concerne la construction d’un hôtel de 140 chambres en lieu et place de l’ancien siège de Solvay sur la chaussée d’Ixelles, projet indépendant de celui d’Immobel et BPI qui prévoit la construction d’appartements sur le même site. Budget : 10 millions d’euros aussi. Des projets idéalement situés dans la capitale et qui constituent indéniablement deux jolis coups de pub pour MRO. « Avoir travaillé dans le milieu, ça aide, sourit Michel Rossignon. Je m’occupe moi-même de la comm’ de la boîte. Pour entretenir mes contacts, rien de tel que LinkedIn. Chaque post entraîne beaucoup de réactions. »

Les clients de MRO Projects sont aussi bien des promoteurs, des bureaux d’études, des entrepreneurs, parfois même des architectes, mais aussi des clients privés qui ont de l’argent mais qui ne connaissent pas forcément grand-chose en construction. « Notre force réside dans le service à la carte que nous pouvons offrir, argumente notre homme. Notre équipe est composée de plusieurs spécialistes, notamment en techniques spéciales, ce qui ne court pas les rues de nos jours. »

Mais parce que Michel Rossignon a de la suite dans les idées, il ne s’est pas arrêté en si bon chemin puisqu’il a également lancé MRO International, une société qui fournit des métrés, des dessins de plans, des images de synthèse, des vidéos d’animation ainsi que des maquettes en 3D. Une société qu’il a lancée avec son associé Jean-François Méan, un architecte rencontré sur le chantier de l’aménagement du stade du Standard en préambule à l’Euro 2000. « Nous travaillons à la mission aussi bien en Belgique, en France et au Grand-Duché et intervenons en soutien lorsque nos clients ont trop de travail, explique ce dernier. Tout le monde sait que le secteur de la construction est confronté aujourd’hui à la 3D et à la modélisation à travers le BIM. Nous avons une équipe de 15 personnes assez jeunes qui connaissent les logiciels comme nous ne les connaîtrons jamais… »

Un secteur en pleine expansion puisque MRO International a traité 70 projets en 2018, pour 35 en 2017. « Nous ne proposons pas encore un service BIM complet mais ça viendra parce qu’un jour, ce service sera obligatoire et il faudra être prêts, concluent les deux associés. C’est déjà le cas pour les projets publics au Luxembourg. »

www.mrogroup.net

 
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