Algérie: la santé de Bouteflika n’inspire «aucune inquiétude», selon son directeur de campagne

Bouteflika en avril 2018 © Reuters
Bouteflika en avril 2018 © Reuters

La santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika n’inspire « aucune inquiétude » et les examens qu’il subit depuis plus de dix jours en Suisse sont bientôt terminés, a assuré jeudi son directeur de campagne, niant toute dégradation de son état de santé.

Seules les urnes diront si les récentes propositions de réformes du candidat Bouteflika, qui n’ont pas fait baisser la mobilisation, ont convaincu les Algériens, a estimé Abdelghani Zaalane.

Il a affirmé que nombre d’Algériens ne prenaient pas part à l’actuel mouvement massif de contestation de la candidature du chef de l’État à un 5e mandat.

Âgé de 82 ans et affaibli par les séquelles d’un AVC en 2013, qui l’empêchent depuis de s’adresser de vive voix à ses concitoyens et ne lui autorisent que de rares sorties publiques, le président Bouteflika est hospitalisé depuis le 24 février à Genève pour des « examens médicaux périodiques », selon la présidence algérienne.

Ces examens «  sont en voie d’achèvement », a assuré M. Zaalane au quotidien arabophone El Khabar et « son état de santé n’inspire aucune inquiétude ». Les récentes informations de presse faisant état d’une dégradation de son état de santé, « sont sans fondement », a-t-il assuré.

Il a assuré que « de larges pans de la population ont accueilli favorablement » les récentes propositions du candidat Bouteflika « car ces propositions (…) répondent à leurs revendications ».

Afin de tenter de calmer la contestation, M. Bouteflika s’est engagé, s’il est élu, à ne pas aller au bout de son mandat et à quitter le pouvoir après de profondes réformes, décidées par une conférence nationale. Mais ces propositions n’ont pas fait faiblir la mobilisation.

Algérie : Bouteflika appelle à la vigilance contre le risque de « chaos »

« Que les Algériens aient rejeté ou accepté ces (propositions de) réformes, personne ne peut le prédire avant le résultat des urnes le 18 avril », a néanmoins expliqué M. Zaalane.

Il a appelé à « tenir compte de l’opinion des Algériens qui ne sont pas descendus dans la rue et ont gardé leur avis pour le jour du scrutin ».

Il a également précisé que la date de la présidentielle anticipée serait fixée « librement » par la seule « conférence nationale », alors qu’un délai d’un an après l’élection de M. Bouteflika avait été évoqué.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Syrie_Repubblica

    Syrie: le papa qui transforme la guerre en un jeu pour distraire sa fille de l’horreur (vidéo)

  2. « Les sociétés installées dans notre pays ont régulièrement besoin de travailleurs étrangers spécifiques », explique Maggie De Block (Open Vld). « Grâce à notre simplification administrative, nous avons raccourci la procédure.
»

    Travailleurs étrangers: le gouvernement corrige le tir sur le permis unique

  3. Dans l’histoire de Mélusine Productions qui a débuté en 1998, « Zero impunity » est le film d’animation hybride le plus engagé à ce jour : il dénonce les crimes sexuels commis dans les zones de guerre.

    Festival Anima: les doigts de fée de l’animation

La chronique
  • Pourquoi le socialisme n’a jamais pris aux USA

    Après trois ans de harangues et d’imprécations contre Donald Trump, les choses sérieuses ont commencé pour l’opposition démocrate. Première étape, capitale : se choisir un(e) candidat(e) susceptible de rassembler une majorité d’Américains le 3 novembre prochain, pour battre le président sortant.

    Dans ce contexte, Bernie Sanders a entamé la course à l’investiture sur les chapeaux de roue : première place, ex aequo avec Pete Buttigieg, lors du caucus de l’Iowa et victoire dans la primaire du New Hampshire.

    Certes, le chemin est encore long jusqu’à la convention nationale de Milwaukee, prévue du 13 au 16 juillet, qui désignera le challenger de Trump. Mais ces succès du sénateur du Vermont, conjugués au départ catastrophique de Joe Biden – longtemps favori des sondages et du Parti – ont plongé l’appareil démocrate dans des abîmes de perplexité.

    Un sondage publié ce lundi sur le site de Newsweek aura sans...

    Lire la suite

  • Négociations fédérales: on en a tous marre

    Le Palais a donc une nouvelle fois sacrifié à ce qui devient hélas un rituel. La nomination d’un duo chargé de permettre la formation d’un gouvernement fédéral. Sabine Laruelle et Patrick Dewael sont la neuvième et dixième personnalité politique à s’y coller depuis les élections.

    Un constat d’échec

    C’est d’abord un constat d’échec. Après...

    Lire la suite