Nos artistes, «des chômeurs comme les autres»?

Arnaud Bronsart © Le Soir/Dominique Duchesnes
Arnaud Bronsart © Le Soir/Dominique Duchesnes

Le métier d’artiste – qu’on soit acteur, écrivain, clown, musicien – n’est pas un métier saisonnier, la culture n’arrête jamais de tourner. Inutile de tenter de comparer les artistes à des couvreurs, des maçons, des bûcherons. Par contre, c’est un métier où l’activité n’est pas rémunérable en permanence. Le travail est déconnecté de l’argent, il passe par des phases de création, de répétition, de production qui ne sont pas du chômage au sens d’un « arrêt de travail » mais des périodes de perte de tout revenu, que les cachets ponctuels ne compensent jamais. Les artistes travaillent alors sans être payés mais, faute de statut adéquat – ni saisonnier ni sans emploi – ils sont considérés par l’Onem comme « des-chômeurs-comme-les-autres ».

►Notre enquête est à lire sur Le Soir+.

Et leurs ennuis commencent… Votre groupe de rock tourne à plein régime mais l’Onem vous demande d’envoyer des lettres de candidatures spontanées.

Vous écrivez votre prochain film, mais l’Onem vous retire vos allocations parce que vous touchez des droits d’auteur pour d’anciennes activités.

Pire : vous tournez comme un damné sur les plateaux cinéma et TV, mais il vous faudrait être premier rôle dans seize films en 33 mois pour que l’Onem accepte de reconnaître en vous le prochain De Niro.

Vous perdez vos droits et vous vous retrouvez au CPAS.

 
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